‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 39 sur 328 · À LA VILLE DE LILLE, LA RÉPUBLIQUE RECONNAISSANTE · texte numérisé non relu

À LA VILLE DE LILLE, LA RÉPUBLIQUE RECONNAISSANTE

» Il sera accordé une indemnité provisoire de deux millions sur le produit de la vente » des biens des émigrés. »

» Ce projet de décret a été ajourné et renvoyé à vos Comités réunis de guerre, de diplomatie, de finances et de secours. Quelque glorieuses que soient la bannière et l'inscription que le citoyen Gossuin vous à proposé de décerner aux habitants de la ville de Lille, vous avez pensé sans doute que ce monument est trop périssable pour prouver à la postérité et à l'univers les sentiments de la reconnaissance et de l'admiration de la République pour le courage, le désintéressement, l’héroïsme, le généreux patriotisme des valeureux et intrépides citoyens de la ville de Lille.

» Je propose donc d'élever dans cette ville, ainsi que dans celle de Thionville, un grand monument, soit une pyramide où un obélisque en granit français provenant des carrières de Réthel, de Cherbourg ou de celles de la ci-devant province de Bretagne.

» Je demande qu’à l'exemple des Égyptiens et autres Anciens, ces deux monuments soient élevés en granit, comme la pierre la plus durable et qui portera à la postérité le souvenir de la gloire dont se sont couverts les habitants de Lille ainsi que ceux de Thionville.

» Je demande aussi que les débris des marbres provenant des piédestaux des statues détruites dans Paris, ainsi que du bronze provenant aussi de chacune de ces cinq statues, soient employés aux ornements de ces deux monuments, afin que la postérité la plus reculée apprenne que les deux premiers monuments levés par la nouvelle République ont

été construits avec les débris du luxe des cinq derniers despotes français.

» Je crois.que vous penserez, comme moi, qu'il est de l'équité de la Convention nationale, comme de la gloire de tous les républicains français, que les noms de chacun des habitants de la ville de Lille et de Thionville, qui y sont morts en défendant leurs foyers, soient inscrits sur lesdits monuments.

» Je vous propose que Félix Wimpfen et autres officiers, soldats ou habitants, soit de Thionville, soit de Lille, qui se sont le plus distingués pendant ces deux sièges, reçoivent une couronne murale, en attendant qu'après leur mort leurs noms soient inscrits sur ces monuments.

» Je propose aussi qu'à la manière des Anciens, la Convention nationale ajoute au nom de ces deux villes une épithète qui caractérisera la gloire que leurs défenseurs se sont acquise ; et afin de donner à chaque individu de tout sexe, de tout âge, un signe non

périssable de ces deux sièges, je vous propose de faire frapper une médaille en bronze, avec

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