‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 85 sur 328 · IL EST MIS EN LIBERTÉ · texte numérisé non relu

IL EST MIS EN LIBERTÉ

Le lendemain, 8 nivôse, le représentant du peuple Bailleul prend ainsi la parole. « Vous avez décrété hier qu'il n’y a pas lieu à examen de la conduite de David : une suite nécessaire de ce décret, c’est qu’il doit être mis en liberté ; j'en fais la motion expresse. »

L'Assemblée applaudit à cette proposition ; Letourneur, secrétaire, ajoute : « Il y a au bureau une lettre des élèves de David qui font la mème demande, j'en vais donner lecture. »

I lit cette lettre, et la Convention décrète que David sera sur-le-champ mis en liberté.

Un député demande qu’on ajoute qu’il rentrera dans la Convention , on lui répond : « Cest de droit. »

Le lendemain, le bureau des décrets lui envoyait l'ampliation du décret de la veille.

« Paris, le 9 nivôse an III.

» La Commission des administrations civiles, ele., au citoyen David, représentant du peuple,

cour du Louvre.

» Citoyen représentant, la Convention nationale a décrété hier que tu serais mis sur-le-champ en liberté. Nous nous empressons de (adresser une expédition conforme du décret et l'invitons à nous en accuser réception.

» Salut et fraternité.

» Le Chargé provisoire, » AUMONT. »

Page 1