IL EST MIS EN LIBERTÉ
Le lendemain, 8 nivôse, le représentant du peuple Bailleul prend ainsi la parole. « Vous avez décrété hier qu'il n’y a pas lieu à examen de la conduite de David : une suite nécessaire de ce décret, c’est qu’il doit être mis en liberté ; j'en fais la motion expresse. »
L'Assemblée applaudit à cette proposition ; Letourneur, secrétaire, ajoute : « Il y a au bureau une lettre des élèves de David qui font la mème demande, j'en vais donner lecture. »
I lit cette lettre, et la Convention décrète que David sera sur-le-champ mis en liberté.
Un député demande qu’on ajoute qu’il rentrera dans la Convention , on lui répond : « Cest de droit. »
Le lendemain, le bureau des décrets lui envoyait l'ampliation du décret de la veille.
« Paris, le 9 nivôse an III.
» La Commission des administrations civiles, ele., au citoyen David, représentant du peuple,
cour du Louvre.
» Citoyen représentant, la Convention nationale a décrété hier que tu serais mis sur-le-champ en liberté. Nous nous empressons de (adresser une expédition conforme du décret et l'invitons à nous en accuser réception.
» Salut et fraternité.
» Le Chargé provisoire, » AUMONT. »