‹ Le peintre mystiqueChapitre 42 sur 49 · ES · texte numérisé non relu

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par coquetterie afin d'attirer l'attention, l’autre par sentiment et pour ressembler aux apôtres. L'un, dans l'attitude, le geste, la manière de parler, gardait cette ligne ondoyante de l'artiste qui cherche à fixer une forme, l’autre anguleux — Feggy, tout en saillie, avee son large front solidement construit sur ses amples sourcils, sa bouche grande, sensuelle, ses maxillaires de lion, son regard chatoyant et ses façons mobiles trabissait l'être passionné, insatable d'émotions nouvelles. Et comme ils étaient obsédés tous deux du désir de paraître, par orgueil ou par vanité, on pouvait prévoir qu'une lutte s’engagerait entre ces deux hommes dont l'un, replié sur lui-même, 19n0rant de son entourage, regardait en son intérieur, tandis que l’autre, attentif aux dehors, examinait sur les traits de chacun l'effet produit par son rival. [l'était clair aussi que le

peintre aurait l'approbation des hommes à

cause de son abnégation, tandis que Hecey séduisant, càlin, devait exercer sur les femmes une royauté sans partage.

Mais par un autre eftet d'opposition, il résultait de ces contrastes que l'un des pôles allait se rapprocher de l'autre pour la simple raison que Hegey, sur le point de quitter le monde — il devint plus tard franciscain, pour motif d'age et de santé, regardait le Nazaréen comme un modèle à suivre, alors que Rhoda, qui rentrait dans l'habit mondain, en viait peutêtre au vieux Don Juan le secret de son erftourage.

[ls s'étaient compris dès l'entrée et le sang slave de Rhoda au contact de la main de Heggy, s'était mis à courir plus vite.

Séraphine, prise entre deux feux, la fureur

de sa tante etle doux regard de Mare Rhoda,

troublée aussi par le succès de l’impromptu,

mais voulant profiter d'une émotion flatteuse,

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