POS RE
Hadramonts-Mascates......... 833 401 23 ZANTIDATCRSS Eee LT 325 128 »” S'OMEALES ER ETEe ee de ei 108 52 $ AD SSITS SE nee ete een er 9 9 »
SOUTAN AIS ET PR A ne 168 73 4 MAS GCANS EE Re ee 1.073 319 21 Algériens-Tunisiens........... 2.207 107 s4 Autres Africains tele 47 $ 2 Ottomans Hadijajis-Yéménis...| 2.901| 1:568 168 = Tripolitains........ Sr 80 15 — SYHÉNS ES Eee eee 1.409 423 44 — Anatoliotes Roumé- OteS re een 1.796 194 30 — DIVERS TAN es tee s 788 92 19 BOSNIAQUES ER Eee 120 12 $ Divers. HE A Se DEA TMS 23 I »
MHNTAITESAUTCS ET ns 220 226 DE FÉNPUCNS Cereal S-921| 1.723 234 42.919 | 10.890 | 1.03$ Arrivés par Yembo:...."....: 2.911 10.890
On dirait que le monde entier veut apporter son
contingent de maladies!
Les Indiens, Afghans, Beloutchistans, etc., apportent facilement le choléra.
Les sujets russes, ainsi que les pèlerins de Perse, de Mésopotamie et surtout des bords du golfe Persique, apporteraient aussi la peste. On sait qu’elle a déjà sévi plusieurs fois pendant les pèlerinages. .
LÉGRES
À El Tor, j'ai vu du scorbut, de la variole.
En tout cas, si tous n’apportent pas de germes pour la terrible moisson de morts, tous ou presque tous apportent un terrain tout préparé où les germes croîtront et multiplieront. É
Tous avant même la fin du pèlerinage sont très .
affaiblis et en proie à une misère physiologique, sans ressoufce contre les agents extérieurs.
Cette cause pathogénique subjective est un facteur important dans les maladies et les épidémies.
L'âge n'est pas pour tous celui de la force. Le total des enfants arrivés par mer en 1890 fut de 1.935. D’autres arrivent par les caravanes, d’autres naissent pendant le pèlerinage. D’après les statistiques il y a 10 pour 100 de vieillaräs. Ces derniers surtout sont malades.
Les femmes sont en petit nombre. À bord du Piclavia, nous en avions une trentaine.
Chose remarquable, les femmes et les enfants se
portent assez bien en général. Je n’ai eu sur le navire
que trois femmes malades et une petite fille.
Je le répète, la principale cause de toutes les maladies est le surmenage physique auquel se soumettent presque tous les pèlerins; la fatigue, le soleil, la soif, la faim sont autant de motifs d’épuisement.
On s'imagine difficilement le tableau navrant: qu'offrent ces gens-là. Le 18 août, à Yembo, j'ai
assisté à la rentrée en ville d’une caravane revenant:
de Médine. Cette ville est ceinte d’une muraille assez haute, crénelée et percée de meurtrières. Elle:
Co a trois portes, mais une seule capable de laisser passer les chameaux chargés de shakdoufs qui ont environ 2 m. 50 à 3 mètres d'envergure. A cette porte se trouvaient des soldats qui prenaient les armes de tous ceux qui entraient, bédouins ou pèlerins, et M. le Directeur de la Santé qui cherchait les malades. Sur les chameaux il y avait un ou deux pèlerins à califourchon, maigres, hâves et sales : les plus fortunés étaient étendus ou accroupis dans des schakdoufs ; bien peu avaient encore de l’entrain. Comme cause pathologique, pour cette année, je veux encore signaler — sous toute réserve — le choléra de l’an dernier. D’après les faits que j’ai pu recueillir, il aurait été la cause de celui de cette année; comme aussi peut-être celui de 1891 germera encore l’an prochain. Je reviendrai sur ce sujet un peu plus loin.