‹ Le Pèlerin de la Mecque: Son Hygiène, Ses MaladiesChapitre 9 sur 34 · VIE DU PÉLERIN A TERRE · texte numérisé non relu

VIE DU PÉLERIN A TERRE

Avant même d'arriver à Djeddah, aussitôt qu’il aperçoit les côtes de la terre sacrée du Hedijaz, le pèlerin revêt le irham, vêtement prescrit par Mahomet. Ce vêtement se compose d’une sorte de pagne entoile blanche, neuve et sans couture, et d’une autre pièce de même étoffe jetée sur l'épaule gauche. Tous ont des sandales (belgha). Les femmes ont un voile recouvrant la figure et un grand haïk qui les enveloppe complètement, cachant même les mains et les chevilles des pieds. Les hommes ont toujours le torse presque nu et la tête nue durant toute la durée des fêtes.

Pas n’est besoin d’insister sur les inconvénients d’un pareil vêtement sous le soleil ardent de La Mecque. Cette année (1891) on a compté quinze cents motts d’insolation le jour où les pèlerins sont descendus de l’Aarafat. Le froid de la nuit n’est pas moins nuisible.

Les malades et les vieillards seuls peuvent se couvrir la tête en payant une redevance à la mosquée.

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