PRESSENTIMENTS
La renommée, sur ses ailes infatigables porta vite dans toutes les paroisses, la nouvelle de la culpabilité et de la condamnation du
ts. C'est dience :
>n n’est nez ?
armi les on sang ons subfaire cet ce qui a d'aller ivateurs, . Sa propprocha et fit un ; par ul
atigables, | nouvelle ation du
muet. Il y eut par tout un $ ÿ ment : oupir de so jé .. société gardait dans son sos M 4 Go ons. Elle se trouvait ru Abe Upçonne pas Ja justice. Comme sk
là famille L * L8& Première fois an’ è co is après le prégie. il tn si ! .
. in ee de chasser Li garsu Pille! mon a | Ma sœur! Ah! RS qe + Un ne se joue Pas de moi étléahesr
Sij'avais vouln vous écouter, où en serais-je à cette heure ? 4
—C'est vrai! répondit Bélanger, mais il faut qu'il soit bien fin pour jouer son rôle comme il l'a fait: il faut que le diable l'ait inspiré. nonr avoir pu répondre à mes questions ü::3 : ‘“ière si juste.
—1l s'était renseigné avant de venir ici.
—Et cc do:':1r? ces larmes ? cette at.
fection pour tout ce qui appartenait aux défunts ?
—C’était de la comédie. Il y a de ces gens qui se transforment comme ils le veulent: ils prennent tous les airs, toutes les figures; ils rient et pleurent en moins de temps qu'il en faut pour le dire, et l’on jurerait que tout cela est vrai, sérieux, naturel. Mais le bon Dieu n'a pas permis qu'il échappât. Remarquez-le on dirait qu'il aveugle les scélérats, et qu'il fait commettre aux plus rusés des imprudences que les plus simples éviteraient.
Asselin n’épargna nul de ceux qui s'étaient constitués les amis ou les défenseurs de s1 victime, Madame Asselin fut plus implacable encore.
d n P qi pl
an dé rey s'es me] qui étro reto Une son s'eff O croit d'av ÿ n'a f:
villa Le, Taien f même se son ensuit fonne,
ais il n rôle le l'ait S ques"
ette al ait aux
ces gens lent : is ures; ils qui en tout cel on Dieu arquez-le et qu'il rudences
s'étaient LTS de sà 14 placable
La petite Noémie Bélanger paraît triste depuis le fatal dénouement du procès. Elle ne chante plus en allant traire les vaches, et prie pour être délivrée de ces liens mystérieux qui l’attachent au malhenreux garçon, liens pins forts et plus durs que ceux d’une simple amitié. ŒElle sent bien que son cœur sans défiance s’est laissé prendre, et elle vent revenir à l'indifférence. Hélas! le cœur qui s'est donné à l’amour ne se délivre pas aisément de ses chaînes; il est commie l'oiseau qui ouvre ses ailes captives dans une cage étroite. Il s'élance vers la liberté, mais il retombe sans cesse plus triste et plus meurtri. Une voix mystérieuse dit à la jeune fille que son ami n'est point coupable; mäis elle sefforce d'imposer silence à cette voix qu'elle croit menteuse. Quelquefois elle a honte d'avoir été la dupe de ce jeune étranger, qui n'a fait que passer, en quelque sorte, dans le village, et elle pense que ses compagnes au:
raient été plus prudentes et plus sages qu'’éllemême, Le souvenir des trois individus qui se sont montrés soudain à ses yeux et se sont ensuite cachés pour n'être plus vus de per:
sonne, le soir même du vol, surgit dans son
esprit comme une brume dans la plaine, et l'empêche de saisir l’enchaînement des choses qui se sont alors passées, comme la brume empêche de voir la lisière de la forêt. Elle est heureuse parfois de pouvoir douter, Quelques unes de ses amies, les plus malignes, celles qui n'auraient pas dédaigné le joli muet, lui font des compliments moqueurs dont elle ne s’offense point, croyant les mériter. Chaque fois qu’elle passe devant la maison déserte des pupilles, elle éprouve une angoisse. La pensée du muet revient plus vive, et l’orgucil blessé lutte dans son âme contre l’amour perdu.
Depuis l'arrestation du pèlerin, dans la famille Lepage, au Château-Richer, un nuage avait obscurci la sérénité qui remplissait le cœur repentant de Greneviève, et ce nuage portait la tempête dans son flanc. Greneviève se croyait à l'abri des insultes ou des reproches de son ancien maître, dans cette maison calme, loin de la ville et Join du monde.
—Comment, pensait-elle, pourra-t-il jamais deviner que je suis ici avec la petite Marie- Louise ? Il me croit encore au presbytère de Beauport; il sait que j'ai des protecteurs ; il va craindre leur courroux.
Et confiante en son heureux sort, elle se
, et reposait dans une paix profonde. Fortement ue" attachée à l'enfant, elle la suivait partout, veil-. op lait sur ses jours avec la sollicitude d'une mère, Elle lui ménageait mille surprises agréables, et lui quel- parlait souvent des parents dévoués que le bon Dieu avait sitôt appelés à lui. La petite ” dr Marie-Louise qui n'avait jamais entendu une
; parole affectueuse, ne comprenait point l’amihaqu tié dont elle était l’objet, et demandait naïve-
rte ” ment pourquoi on l’aimait et ne la battait hs à jamais. Madame Lepage s'était vite attachée, , pres elle aussi, à sa fille adoptive. Elle ne l'avait dns près d’elle que depuis quelques jours, et déjà s la fa- elle faisait des projets riants pour son avenir.
nuage On avait parlé, en famille, de la mettre au issait le D couvent. M. Lepage voulait en faire une > nuage demoiselle. Madame Lepage voyait arriver peviève à la porte, dans ses rêves un peu vains, les proches cavaliers jeunes, riches et farauds; Geneviève
se la représentait dans l’habit de bure et sous l'humble voile des religieuses. Tour à tour la petite Marie-Louise disait qu'elle n’abandonnerait jamais les nouveaux parents qui l'avaient adoptée, ou qu'elle, serait religieuse, selon qu'elle faisait ses contidences à Greneviève ou à madame Lepage.
Les jours s'écoulaient paisibles comme le beau fleuve qui dormait à la porte de la maison, Le repentir avait élevé l’âme de Greneviève à des hauteurs que n'atteignent point les miasmes du vice. Mais, avec le maitre d'école, le trouble et la crainte étaient entrés dans la maison. Les menaces de Racette retentissaient continuellement aux oreilles des deux femmes, et sa colère et ses mensonges les remplissaient de mépris et de terreur. Greneviève était devenue triste et n'osait guère sortir. La nuit, des rêves pénibles troublaient son sommeil, ét quand s'ouvraïient ses paupières, elle croyait voir le monstre s’avancer dans les ténèbres à pas lents vers sa couche pudique. Elle essaya de chasser comme des folies ces pensées ét ces craintes. Ce fut en vain. Pauvre Geneviève, tu peux redouter les desseins pervers de ton ennemi! Il nourrit des projets de vengeance ! Il n’a pas oublié ses premières amours, et ta vertu laiguillonne! Il n’a pas oublié tes paroles courageuses et ton noble mépris, et la haine, non moins que l'amour, tourmente son cœur.
Il te retrouvera : il l'a juré. Il soustraira l’enfant à ta garde sainte: il la juré. Il ne s repose plus ; il jouit d'avance de son triomphe
à le maiene- Joint aître ntrés te re- S des ges les Greneguère blaient ss pau gancer couche me des à fut en uter les nourrit 8 oublié Yaiguil-
es cou a haine, nm cœur:
aira l'en ji ne riomphe
facile. Il se délecte dans l’image de tes souffrances prochaines ; il se flatte d’être le favori de la fortune. Il n’est.plus seul à te poursuivre. Comme le démon de l'Evangile, il est allé chercher des démons plus méchants que lui, s’il est possible, et tous ils viendront pour te surprendre ! Pauvre Geneviève, tu as raison de t'abandonner à la tristesse et de verser des pleurs !
Marie-Louise a vite oublié les événements dont le souvenir empoisonne l'existence de sa protectrice. Dans sa jeune âme les sensations ne se gravent que légèrement,et les images s'effacent vite, Les enfants sont comme le sable des rivages: la dernière vague qui passe efface les traces de la vague précédente, et les impressions d'aujourd'hui font oublier les impressions d'hier,
La petite orpheline, aimée, choyée, caressée, devient vive et joyeuse. La päleur de ses joues fait place à l’incarnat, la gaité pétille dans ses prunelles jusqu'alors pleines de tristesse. Dans son heureuse insouciance, elle s'ébat comme les éphémères capricieuses qu'un rayon du matin fait naître et qu'un souffle du soir em-
porte. Son sommeil est calme, car son lit est moelleux et ses couvertures sont chaudes, Elle fait des songes agréables car elle est aimée.
Le maître d'école s’empressa d'annoncer à son beau-frère l’heureuse découverte que le hazard lui avait permis de faire,
—Décidément, répondit Asselin grisé par la chance, le ciel est pour nous !
—C'est un beau coup de filet, répliqua le maître d'école : trois! Geneviève et les deux pupilles, Et cela quand tout espoir semblait perdu.
— Les deux beaux-frères causèrent longtemps ainsi, à l'auberge de L’Oiseau de proie, le soir même de l'arrestation du muet. Asselin demanda à Racette quand il se proposait de prendre sa revanche, et d'enlever l'enfant.
—]l faut laisser s’instruire le procès du muet auparavant, avait répondu le beaufrère.
—Prends-garde qu’elles ne t'échappent encore !
—Elles ne seront pas assez fines cette fois.
En tous cas, je les dépisterai bien encore.
—Tu aurais fait mieux de ne pas tant insis-
est er pour avoir l'enfant: on aurait eu moins
aile de soupçons ; on aurait veillé avec moins de At l 2 vigilance. LUNA 1 à —Peut-être !..... N'importe ! c'est fait. Je ht mi she surveillerai la maison. J'ai des amis dévoués. il va
E Et puis l'on fait parler les habitants qui viennent au marché. Dans deux ou trois
à semaines, l'affaire aura été oubliée ; la paix EN sera revenue dans la maison de Lepage, et foi ua le ‘sut le monde s’endormira dans une funeste | 11 deux ‘fiance. Alors... Wie dl mblaît i L | ï temps V le soit | À in de À ait de . CHARLOT S'EXERCE LA MAIN ï nt. pit { | ès du Les habitués de l'Oiseau de proie suivirent Es mi
le bonhomme Saint Pierre à l'hôtel de La Colombe victorieuse. Voleurs et gens de cage marchaient bras dessus, bras dessous. Pour ÉRDE: être juste envers tout le monde, nous avouerons A AT Fe queles derniers ne connaissaient point l'in- RARE dt fâme et dangereux métier de leurs amis d’un pet
beau-
appent
te fois.
jour. Lefendu, Poussedon et plusieurs autres étaient riches de défauts, mais ils avaient encore des qualités : ils étaient ivrognes, sacreurs et libertins, mais, à l'exception de Picounoc, ils respectaient le bien d'autrui.
Ils n'auraient pas voulu pour beaucoup, être appelés voleurs, et ils se vantaiant de boire et de blasphémer mieux que tout le monde.
L'ex-élève, tout à sés rêves d'amour, se sépara de ses compagnons et se dirigea vers les petits bateaux échoués sur la grève. Il voulait savoir l'heure du départ, car il s’embarquait le lendemain pour Deschambeault.
La maîtresse de La Colombe victorieuse fut ravie de voir entrer à la fois tant de personnes dans sa maison encore inconnue. Les trois habitants se levèrent et souhaitèrent le bonjour aux arrivants, avec la politesse exquise que l’on cultive si bien dans nos campagnes.
Les brigands et les hommes de chantier rendirent le salut avec une évidente affectation. Le cheï s’approcha du comptoir.
—Messieurs, dit-il aux habitants, voulezvous prendre un verre avec nous autres ?
man 1" tea trois
Ch fut ju Labo
brig'a
La bord en vi avait ;
res ent nes, | de trui.
OUP; t de at le
ir, Se \ vers e. Jl s'emult.
se fut sonnes s trois e bonxquise pagnes.
y reltation.
voulez:
— Bien des mercis! monsieur, répondirentils, nous venons de prendre.
—Cela ne fait rien, repartit le chef, approchez donc! Nous n'avons pas l'honneur de yous connaître, mais la connaissance se fait vite.
— Quant à cela, c’est bien vrai! répliqua l’un des cultivateurs.
— Versez à tout le monde, madame, commanda St. Pierre.
L'hôtelière mit plusieurs carafes sur le plateau luisant, Tout le monde s’approcha, les trois cultivateurs comme les autres.
—Que prenez-vous, messieurs ?
Chacun choisit sa liqueur préférée. Le rum int jugé plus fort et plus pur que celui de la Labourique.
—C'est une bonne maison, pensèrent les brigands : nous y reviendrons.
La conversation s'engagea. On parla d’abord du beau temps et de la récolte, puis on en vint à parler du jeune voleur que la justice arait arrêté dans ses beaux exploits.
—Mille noms d’une pipe ! commence le
chef, ce garçon paraissait pourtant bien honnête.
— Est-ce que l’on connaît les gens à les voir? continue le charlatan.
—Honnèête ? monsieur, reprit avec feu l’un des habitants, honnête? ce garçon-là ? oui, il l’est, j'en suis sûr!
—-Comment pouvez-vous affirmer cela, vous
monsieur ? le procès a eu lieu, la preuve a été |
accablante, le jugement, approuvé de tout le public !
—C'était le docteur au sirop de la vie éter.
nelle qui prenait la défense du tribunal.
—Ah! monsieur, si vous saviez ce que je sais, vous verriez bien que les tribunaux peuvent se tromper, et que la justice a souvent un bandeau sur les yeux !
—Mais que savez-vous donc, vous, que les avocats et le juge n’ont pu savoir ?
—Je sais que ce jeune homme n'a pas commis le vol pour lequel il a été condamné. Jene dis pas qu'il n’a jamais volé, jamais fait de mal, jamais mérité de punition; je ne le connais point; mais pour ce vol...
vu, ayoc série
Je ch
| “ou
chos:
feron doive comr —( obser Thom sieur comm innoce
ner —L'habitant achève sa phrase par une sees cousse de tête, a —Si vous saviez que cet homme est innocent, vous auriez dû venir rendre témoignage feu l'un en sa faveur, observe le chef: il est trop tard ? oui, il maintenant.
— Pardon ! il n’est jamais trop tard.
La, vous —Qu'allez-vous faire?
de —Je vais raconter ce que je sais, ce que j'ai e tout le UE kr vu, ce que jai fait. J'ai déjà consulté un avocat à ce sujet, et l'affaire va marcher. C’est vie éter D sérieux, voyez-vous.
ral. —Oui, cinq ans de pénitencier, murmure e que je M le charlatan un peu rêveur.
aux peu —Si nous pouvons vous aider en quelque
souvent chose, cher monsieur, dit le chef, nous le ferons de tout cœur. Tous les honnêtes gens
, que les doivent s'unir pour faire triompher la vérité comme pour écraser le mal.
—Ce que vous dites là est vrai, monsieur, observe à son tour l’un des habitants de Saint Thomas, et quand vous saurez ce que monsieur Pagé nous a raconté, vous jugerez comme lui et comme nous, que le muet est innocent ; plus que cela, vous comprendrez
n'a p% été connais volé, punition ; yo...
qu'il est la victime de quelques monstres indignes d’être appelés des hommes.
Les voleurs se mordaient les lèvres.
—Îl me tarde de savoir les moyens que vous avez de sauver ce pauvre jeune homme, recommence le chef. Je m'intéresse à lui sans beaucoup le connaître; je ne l'ai vu que quelquefois à l'auberge; mais sa figure me revenait. Et puis il est si triste de voir souffrir l'innocence.
—Ce ne sera pas long, réplique Pagé, je vais vous exposer les raisons que j'ai de parler comme je le fais.
Alors il dit que le matin même qui suivit la nuit du vol, lui Pagé, il avait sauvé un canot qui descendait à la dérive, plein d’eau, et que l'accusé, solidement lié avec de fortes courroies, était couché dans ce canot.
—Cela pouvait être une ruse du voleur remarque l’un des brigands,
—Une ruse? reprend l'habitant; vous croyez ça, vous ? Il avait les mains attachées derrière le dos, et les pieds presque coupés par les cordes. Une minute de plus, il se noyait, c'était fini: l’eau en passant sur l'ex
com Ricl sur ny:
hom dan:
nière un g garr ae près le so embr dans long
Lonstres
jue vous | mime, relui sans vu que ure me r souffrir
Pagé, je de parler
suivit la un canot u, et que
ourroies,
voleur,
{; vous attachées à coupés plus, il Se
sur l'ex:
barcation la fit chavirer. J'ai encore le canot chez moi: une auge toute fendue, quoi! Je ne voudrais pas faire dix arpents dedans, même avec un bon aviron à la main. Ce pauvre garçon pleurait de joie quand je lai déposé sur le rivage......Ahl! il l'a échappé belle ! II doit un beau cierge à son patron !
—Diable! c’est étonnant, dit le chef,
—Oui, monsieur, c’est étonnant; mais c’est comme cela, vous pouvez demander à Flavien Richard, si jamais vous le rencontrez, il état sur la grève quand je suis revenu avec le noyé ; car j'appelle cela nn noyé, moi, un
homme qui se promène ainsi, tout enchaîné,
dans un canot pourri et plein d'eau.
—Et l'on ne soupçonne personne à Lotbinière ?
—Les voleurs devaient être nombreux, car un gros garçon comme le muet ne se laisse pas garrotter par des femmes.
—]l parait qu'ane jeune fille qui demeure près de chez Asselin, a vu trois étrangers vers le soir; même que ces polissons rauraient embrassée pendant qu’elle trayait ses vaches, dans le coin du clos. . On saura le court et le long de cette histoire: les avocats vont de-
NE dl
mander un nouveau procès, et l’on fera paraître de nouveaux témoins. Si la justice est
trop lente, le peuple abrégera les formalités. — Vous serez un bon témoin vous ?
—Moi? je sauve ce garçon, ou il n’y a pas de justice au monde. J'étais à la cour quand la sentence a été prononcée ; j'avais un moment à perdre. Je suis bien content, aujourd'hui, d’avoir été curieux une fois dans ma vie. Je n'avais pas entendu parler de ce procès, mais j'ai bien reconnu le jeune homme. Je me suis fait expliquer l'affaire. J'ai demandé la date du vol, le nom de l'endroit où il a été commis, et j'ai compris de suite qu'il y avait méprise, et que le malheureux accusé était la victime des voleurs, plutôt que le voleur lui-même. Je ne me suis pas gêné de le dire, et je le dis encore, et je le dirai toujours. Je suis descendu à Québec exprès pour cela.
Le chef se leva, car tous s'étaient assis pour causer. Il tendit la mainsà Pagé:
—Vous êtes un brave homme! lui dit-il, je vous souhaite bonne chance.
qr Pagé offrit à son tour un verre à tous ceux qui se trouvaient dans la salle. Personne ne ) ?
se telié cibl soye à de ins] à dis elle, ques!
muti:
jeune chise On se de ce bienté avec ]
Peti
fa paice est lités…
7 à Pas quand in MOaujourans ma de ce nomme.
J'ai de droit où te qu'il accusé e voleur le dire, rs. Je ela.
«is pour
dit-il, je
us ceux onne ne
crut devoir xefuser. La conversation continua de plus en plus animée. Le soir arrivait. Voleurs, habitants et gens de cage soupèrent à La Colombe victorieuse. La vieille Labourique en fut malade de dépit. Debout dans sa fenêtre aux vitres poudreuses, elle épiait l'heure où sortiraient ses habitués oublieux. Elle attendit longtemps.
Picounoc a profité du moment où chacun se déplace, pour aborder la fille de l'hôtelière. Les yeux d'Emmélie l’attirent invinciblement. Ilse plaît à regarder les boucles soyeuses de ses blonds cheveux ; il cherche à deviner les appâts de sa gorge. Ses regards insolents troublent la jeune fille, et elle se tient à distance. Il lui parle de l’ex-élève. Malgré elle, la blonde enfant rougit. Il veut la questionner ; mais elle se retranche dans un mutisme discret. Il vante les qualités du jeune homme, sa gaité extraordinaire, sa franchise admirable. Ce système réussit mieux.
On se plaît toujours à entendre dire du bien de ceux que l’on aime. : Emmélie devient
bientôt moins défiante et cause plus librement
avec le rusé Picounoc.
Petit à petit une flamme nouvelle s'allume
dans le cœur du garçon débauché. Avec la passion de l’amour le plaisir s’éveille.
—$i j'étais venu le premier, pense-t-il, peutêtre aurais-je eu l'amour de cette fille charmante : maintenant, il est trop tard, elle aime... et c’est un homme de cage, comme moi, qu’elle aime ; c’est un garçon qui gagne sa vie dans
les chantiers, comme moi !......Batiscan! j'au. rais bien dû venir le premier !....., j'aurais été aimé !...... Comme Paul Hamel je suis capable
de parler à une fille ; je ne suis pas plus sot que lui!
Emmélie voit bien qu’il se passe quelque chose d’inusité dans l’âme de son interlocuteur, car il est distrait et cause. avec moins de verve. Elle croit prudent de se retirer, et, s'excusant, elle entre dans la cuisine en fredonnant une chanson.
Picounoc la suivit des yeux: le feu de son âme montait à sa tête et jaillaissait de ses prunelles,
De son côté le chef a remarqué l'hôtelière et la comparant à la Labourique, il voudrait cracher à la figure de la vieille de L'Oiseau de proie, C’est que la propriétaire de La Colombe
avait rend L'aff:
Je ne d'être cCanor
rec la
, peut:
, charaime...
qu'elle e dans \! jaurais été capable plus sot
quelque interlo- C moins irer, et, a en fre-
1 de son
de ses
in Ôôtelière voudrait Diseau de Colombe
victorieuse est une belle femme, malgré son
air de souffrance, et que le vieux Saint Pierre est un libertin.
Après le souper, les deux habitanis de Saint Thomas laissèrent l’auberge. Les autres convives s'attardèrent à la table. Ce ne fut que vers neuf heures que Pagé sortit pour retourner au bateau où son cousin Richard devait le rencontrer. Il voulut partir plustôt, mais les voleurs le retinrent à dessein jusqu'à la nuit. Ils avaient besoin des ténèbres pour agir. Les ombres, les ténèbres, c'étaient leur élément. Ils y vivaient, s'y plongeaient, comme le poisson vit et se cache dans leau, comme l'oiseau nage et s'enfonce dans les airs.
L'un des brigands s’en était allé depuis une demi-heure déjà.
—Tu pars de bien bonne heure, Charlot, avait dit le chef, as-tu queiqu'amoureux rendez-vous ?
— Vous avez deviné juste, et je l’oubliais !
L'affaire du muet m'a complètement absorbé :
je ne pensais plus à Paméla qui m'a juré d'être à la barrière Ste. Foye, au coup du canon.
See
= REC Mae. at berne rca
nr Wors
ar