‹ Le pèlerin de Terre SainteChapitre 12 sur 100 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Retour au Caire.

Le pont du ÎTil. — Le musée d’antiquités.

Nous revenons par la même voie; mais bientôt nous laissons à droite le Vieux-Caire, et nous continuons sur la rive gauche du fleuve jusqu’au pont en fer. Chemin faisant, nous avons aperçu plusieurs espèces d’oiseaux qui voltigeaient dans les campagnes et venaient se percher sur les jeunes arbres qui bordent la route. Un d’eux nous a paru un oi.seau de proie dont j’ignore le nom. Nous avons reconnu beaucoup de corneilles mantelées, une foule de bergeronnettes et des oiseaux au plumage blanc : ce sont des ibis, qui ressemblent à de petites cigognes. Je crois qu’on leur fait peu la guerre. C’est l’ornement de ces contrées, surtout auprès d’une grande ville et aux abords du désert. L’ancienne Egypte les adorait.

Nous arrivons à ce fameux pont en fer, construit depuis peu d’années sur le Nil et qui a coûté des millions. C’est une œuvre hardie et solide, qui ne laisse rien à désirer sous le rapport de la largeur et de la commodité. Au milieu, est un vaste espace libre pour les voitures, les

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cnevaux, lès chameaux, etc. De chaque côte, sont des galeries couvertes où les gens de pied sont protégés contre les rayons du soleil. J’ai compté, en le traversant, près de mille pas. Ceux de Mayence et de Cologne, qui ne .servent (pie pour le chemin de fer, sont beaucoup moins longs.

Avant de rentrer, nous avons visité, mais trop rapidement, le musée d’antiquités égyptiennes. Pour en rendre compte, il faudrait être antiquaire, et je ne le suis pas. On ne voit que momies de toute espèce, et une multitude d’anciennes divinités, parmi le.squelles, le bœuf Apis tient le premier rang. C’est bien là ce que j’attendais de l’ancienne Egypte ; mais je n’aurais pas cru que le bœuf entrât encore dans les superstitions de l’Egypte musulmane, et cependant on nous a raconté qu’il y a peu d’années une éclipse de lune effraya tout le Caire, et pourquoi ? C’est qu’on suppose que la terre est supportée sur les cornes d’un bœuf, et que l’éclipse a lieu quand le bteuf, fatigué, change de place ces cornes. Craint-on qu’il ne la laisse tomber dans le vide ? Les mahométans en sont encore là. Ouelle su[)erstitieu,se ignorance !

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