‹ Le pèlerin de Terre Sainte [microforme]Chapitre 100 sur 170 · CURE PR · texte numérisé non relu

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Jusqu'au fond de la vallée, Les matériaux ordinaires n’ont guère résisté à l’action du temps.

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Un peu plus loin, dans un champ de blé, au milieu de baux oliviers, nous avons trouvé debout seize fûts de colonnes enfonetes, Une de ces colonnes était dégagée jusqu'à sa base et attestait que le sol primitif est extiaussé de

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plusieurs mètres (un bon nombre pieds) par les ruines amoncelées. Ailleurs, à l'angle nord-ouest du plateau, on voit encore les restes de deux tours qui devaient défendre la porte de la ville, Cette porte s'ouvrait sur un vaste

espace, aujourd’hui cultivé, labour,

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Deux rangées de colonnes, dont on voit encore quatrevingt-quatre debout, soutenaient, dit-on, une immense gaierie, La ville entière pouvait venir y chercher l'ombre et

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la fraicheur, Rien ne m'a paru plus digne de fixer l’atten-

tion que ces colonnes sans chapiteaux, enfoncées dans la

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terre et s’élevant au-dessus à une hauteur considérable. On se rappelle ces paroles du prophète Michée: “Je ferai de Samarie un monceau de pierres dans un champ où lon

plante la vigne ; je ferai rouler ces pierres dans la vallée

et j'en mettrai à nu les fondements.”

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Nous notis sommes assis un instant sur des débris pour mieux contempler le spectacle que nous avions sous les yeux, ét nous nous sommes demandé comment cette mul-

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titude de chars, dont il est si souvent parlé dans les Ecritures, pouvait aborder à cette porte et pénétrer dans la ville ; car, à nos pieds, est une pente si abrupte qu'aucune voiture

ne peut la gravir, [fallait donc qu'une route dont il ne

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reste aucune trace fût pratiquée sur les flanes de la montauue, Du reste, en examinant attentivement la position de ne cette grande ville, les vailées et les montagnes qui l’environnent, on s'explique facilement les grands événements qui se sont passés sur ce petit coin de terre, Il semble

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quatre- 18e ganbre et l'attendans la érable.

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qu'il ne manque rien à ce malheureux pays pour redevenir ce qu'il était au temps de Notre-Seigneur.

Alors la moindre bourgade comptait plusieurs milliers d'habitants, et aujourd'hui, presque partout sur ces collines et ces montagnes si fertiles, règnent la désolation, la solitude, le silence de la mort, Quittons cette triste nécropole des grandeurs humaines, et reprenons notre route. Comme à Béthel, nous nous sommes arrêtés trop longtemps, et la nuit viendra encore nous surprendre avant que nous n'atrivions à Nazareth.

Après une marche assez longue et presque toujours sur les montagnes, au bord de belles vallées, nous sommes arrivés à un lieu où, près d'un chemin à droite, se trouve un puits d’eau potable, IT faut, comme la veille, s'asseoir sur la terre pour prendre son repas : mais nous n'avions plus l'ombre si fraiche du vieux chêne, Le puits était entouré de quelques bergers qui venaient abreuver leurs troupeaux, conne au temps d'Isaac et de Jacob, I Y avait aussi plusieurs femmes qui étaient venues 1 d'assez loin pour puiser de l’eau, mais qui étaient bien loin de ressembler à Rebecca et à Rachel

Nons nous placñnes un peu à Pécart, Nous envoyämes nos moukres chercher de l'eau, 1 fallait avoir recours à ces femmes qui seules avaient une corde et un vase convenable pour en tirer. Moyennant le bakchich ordinaire, on nous remplit une bouteille qui fut bientôt vide, tant la soif nous pressait. Nous fimessigne, et une personne prit la eruche d'une autre et nous Papporta. Alors il s'éleva entre ces deux femmes une querelle affreuse, à laquelle il ne manqua qu'une bataille en règle,

Nous ne compretions pas un mot des injures qu'elles voimissaient ; mais lt colère devait être grande, eur Pune d'elles, la plus âgée, éeumait de rage, et la voila qui, les cheveux épars, les yeux égarés, le visage comme celui d'une

bacchante, accourt vers nous,

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