‹ Le pèlerin de Terre Sainte [microforme]Chapitre 128 sur 170 · SÉRIE LS ESS · texte numérisé non relu

SÉRIE LS ESS

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Vous ne feriez pas un pas dans la rue des Chevaliers sans y rencontrer quelqu'un de ces pieux souvenirs, C'est un véritable musée chrétien. La population seule a changé. Dans les bazars et sur les quais se meut une foule bigarrée, mélange bizarre de toute nation. Les Grecs dominent dans l’île, mais sont exclus de l’intérieur «le la ville.

Nous remontons sur le batear, et, après avoir traversé une multitude d'îles, de rochers, de golfes, doublé des caps et passé tout près de Pathmos où le disciple bien-aimé écrivit de si mystérieuses révélations, nous arrivons à cinq heures du matin devant Chio, ville importante, capitale de l’tle du même nom (1).

Chio est la plus belle des Sporades, la plus riche et la plus brillante des îles de la mer. Elle produit encore aujourd’hui des vins excellents et des baumes répandus dans tout l'Orient. La ville de Chio est bâtie sur le bord de la mer; elle est entourée d’une végétation magnifique, au milieu de laquelle se détachent un grand nombre de maisons blanches qui ressemblent à des palais.

Derrière la ville, à une certaine distance, s'élèvent de hautes montagnes grises, nues, décharnées, qui font encore mieux ressortir toute la fraîcheur des riants paysages qui s'étendent à leurs pieds. Après avoir admiré cette île enchantée, nous entrons bientôt dans le golfe de Smyrnc.

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