UE
> a are
En ut ire der eqpiei Le. nl =
ps RAA ÉE
ge
Fes
re Das EST +
nl { 4!
SE
Du grand port, j'apercois de plus près la côte égyptienne, et entre deux hautes montagnes je distingue parfaitement la vallée où étaient campés les Hébreux quand les Egyptiens les acculèrent à la mer. Cette vue me confirme pleinement dans mes appréciations de la veille. Ici, je me rappelle encore que certains incrédules ont osé avancer que les Hébreux avaient traversé la mer au moment où elle était basse, Pour quiconque a examiné les lieux, c’est une hypothèse absurde. J'ai vu la mer basse à Suez, et il est impossible de la traverser à pied sec, pas même à cheval ; et, à trois lieues plus loin, comment plus de 600,000 hommes, avec tous leurs bagages, auraient-ils ose aftronter un passage où ils auraient trouvé
me et )eCvue des UE 1e, e Ja 8 et
YPparand me ille.
osé moainé ner el O1 es,
uvé
une mort certaine ? C’est donc avec raison que Moise célèbre en termes si magnifiques la gloire et la puissance de Dieu, et la vengeance terrible qu'il tira des Egyptiens.
Après avoir visité le port, nous avons exploré rapidement la ville. Elle est triste, comme toutes celles de l'Orient, et plus triste encore ; car elle est placée au milieu de la solitude. Le port seul peut lui conserver quelque importance ; mais depuis que le canal ou la mer emportent resque tous les vaisseaux à mesure qu’ils arrivent, le mouvement s’est ralenti, la population décroit, les étransers s’enfuient. Siez a cessé d’être l’entrepôt des marchandises de l’Orient et de l'Occident.
A Suez, les PP. Franciscains tiennent une école pour les garçons, et les Sœurs du Bon-Pasteur d'Angers, une pour les filles. On est heureux de rencontrer, dans chaque ville de l'Orient, un couvent où les généreux enfants de saint Francois d'Assise conservent le feu sacré de la science et de la vertu. Depuis plus de six siècles, sentinelles avancées de l’Eglise, ils sont restés fermes à leurs postes. On les retrouve partout ; on les distingue encore mieux par leur bonté et leur simplicité que par leur habit, Pauvres de Jésus-Christ, ils se sont faits, au milieu des nations infidèles, les pères des pauvres. Ils distribuent gratuitement l'instruction à tous, sans distinction de race et de culte. Généralement, les Arabes les respectent ; ils se familiarisent avec eux, et quelquefois à l'excès, mais la gravité et la bonté des Pères les retiennent dans certaines limites. On les voit souvent entrer et rôder dans les couvents, avec le même sans-facon que s'ils étaient chez eux, et les Pères se contentent de les congédier avec toute sorte d'égards at le sourire sur les lèvres. Pour le moindre petit service rendu, ils s'installent sans invitation dans un com et vivent aux dépens du convent ; ils savent parfaitement que les Pères ne veulent pas les avoir pour ennemis,
ms