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lumière vacillante ; quand on examine ces énormes blocs de pierre dont les voûtes soutiennent une montagne d'édilices, on se demande comment et pourqoui les hommes ont entrepris un si grand ouvrage. On nous dit que ces vuleries souterraines ont été construites par Salomon, pour exhausser le Moriah, qui, de ce côté, avait une dépression considérable.
Il est vrai que la dimension des pierres, et le mode de construction, et surtout la grandeur de l’entreprise, convienr nt parfaitement à ce grand roi; mais, assurément, il y a eu des restaurations postérieures. Il est resté même sous ces voûtes immenses une quantité considérable de matériaux et de décombres. Ces souterrains avaient nine issue dans la vallée ; on remarque des portes qui n'avaient pas été construites sans un but utile, et je serais porté à croire que ces vastes galeries servaient à contenir les grands approvisionnements du temple, qui était, comme une ville, entouré d’une multitude de constructions à l’usage des prêtres et des lévites.
Ces souterrains, où l’on retrouve encore des vestiges de piscines, ne pouvaient-ils pas être en communication avec le temple ? Tous les anciens auteurs nous attestent que le mont Moriah recélait dans ses entrailles d'immenses cavités creusées de main d'homme. Il est certain aussi que l’aqueduc de Salomon amevwait sur le mont Moriah les eaux de la fontaine scellée dont nous parleron: plus loin. Le frère Liévin nous assure qu’en 1868, après quelques réjarations aux conduits, l’eau de cette fontaine y arriva de no :veau ; en sorte que, si l’on réparait convenablement les ouvrages du grand roi, Jérusalem serait admirablement jourvue d'eau, comme aux beaux jours de sa gloire.
Nous continuons à longer le mur est de l’Esplanade, bâti sur le bord de Ja vallée de Josaphat. 11 est élevé et la vallée est très-profonde, C’est comme un abîme. Le mont des
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Oliviers se dresse devant vous et semble creuser encore la vallée. Nous arrivons au pont des âmes. On y voit un Mihrab et une colonne couchée horizontalement, dépassant lamuraille du côté de le vailée, à peu près comme une gargouille ou une pièce de canon, braquée vers le sommet des Oliviers. Le pont part de cette colonne et est attaché au sommet des Oliviers; vous ne le voyez pas. Rien de surprenant ; car, disent les musulmans, il est plus fin que le fil d’un rasoir; mais, pour certains croyants, ilest visible, Après que les mérites et les péchés auront été pesés dans une balance suspendue à quatre arcades d’un portique qui est en face de la porte sud de la mosquée d'Omar, les âmes viendront sur ce pont où elles doivent se promener. Les justes n'auront rien à craindre, car leurs anges les soutiendront ; les autres perdront l'équilibre, tomberont dans la vallée de Josaphat et seront engloutis dans lenfer. On voit encore ici comme lerreur se plaît à défigurer la vérité.
Nous continuons à marcher vers le nord, et nous arrivons à une petite forêt de cactiers d’où s'élève, en forme de forteresse, la Porte dorée. La, les souvenirs religieux se représentent en foule. C’est par cette Porte dorée que, le jour des Rameaux, descendant la montagne des Oliviers, Notre-Seigneur fit son entrée triomphante dans Jérusalem (1. C’est par cette porte qu'il passa plusieurs fois avec la sainte Vierge, ses Apôtres et la foule de ses disciples. Nous nous précipitons à genoux, et nous faisons une prière, nous souvenant de cette parole: ‘“ Dites à la fille de Sion que son Roi vient à elle plein de douceur, non pas comme les puissants de la terre, monté sur un char de triomphe, mais & vec la Simple et modeste monture qui convenait à ses patriarches et à ses anciens rois.” Ce fut aussi par cette porte que passa l’empereur Héraclius
(1) Mat, xx1, 1.
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