‹ Le pèlerin passionnéChapitre 12 sur 36 · ÉGLOGUE A PAUL VERLAINE · texte numérisé non relu

ÉGLOGUE A PAUL VERLAINE

Pour avoir tant essoufflé des cornemuses

Criardes, au fredon têtu, D'une mauve, guide cent brebis camuses

Ménalqu' de superbe vêtu.

Maint bélier, et la profitable génisse Qui nourrit ses deux nouveau-nés.

Ornent Tétable de Mopse, si très nice A dire les chants alternés.

Thyrsis se rengorge d'une coupe ouvrée Des mains du noble Alcimédon ;

Batte, opprobre de la montagne sacrée.

D'un laurier de brigue eut guerdon.

A toi. l'honneur des Lybéthrides agrestes,

Abreuvé des parlantes eaux, Il ne sied prix que du son de tes doigts prestes

Sur les disparates roseaux.

Divin Tityre, âme légère ! comm' houppe

De mimalloniques tymbous; Divin Tityre, âme légère ! comm" troupe

De satyreaux ballant par bonds.

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