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La mosquée, toute proche de notre habitation, nous attire à chaque heure de la journée et nous y passons d'inoubliables instants de prière, de contemplation et de causerie avec des pèlerins de toutes races et de tous pays.
L'aube projette ses rayons dorés sur la coupole verte, et, du haut du minaret voisin, strié de rouge, une harmonieuse mélopée descend comme un chant céleste. C'est l'appel du mouezzine pour la prière du fedjer ^. Nous nous réveillons, nous effaçons par les ablutions les dernières traces du sommeil, et nous accourons vers le temple déjà rempli de fidèles ; nous faisons la prière en commun, dirigée par l'imam du haut de la DekJea ^ la plus rapprochée du Mihrab En Nebaoui^, prière qui, comme les quatre autres prières de la journée, ne dure que les quelques minutes, pendant lesquelles il est possible au croyant d'isoler complètement sa pensée des choses terrestres et d'écarter radicalement le moindre sujet de distraction ; la prière n'est valable qu'à cette condition expresse, fort difficile à réaliser pendant ces quelques minutes, presque impossible à réaliser d'une façon absolue pendant une durée plus longue.
A midi et à trois heures, nouvelles prières, aux-