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VALEUR CLINIQUE DU PENDULISME

La valeur clinique du pendulisme dépend de la forme observée.

Pendulisme simple.

Nous avons vu que son explication est un certain degré de passivité, associé à une diminution plus ou moins marquée des réflexes de posture locaux.

On le retrouvera donc lorsque ces conditions seront réalisées, c’est-à-dire essentiellement au cours des atteintes cérébelleuses. C’est d’ailleurs à la suite de ses études sur le cervelet que M. A. Thomas le décrivit.

Mais, si on accepte la définition que nous avons donnée du pendulisme, dans laquelle nous ne faisons pas obligatoirement intervenir la recherche des réflexes tendineux, on pourra également observer le pendulisme simple, après déplacement direct du segment du membre examiné, au cours de presque toutes les paralysies flasques, le pendulisme n’étant alors qu’une des manifestations de l’hypotonie totale.

En dehors de ces derniers cas, peu intéressants, on voit donc que, chez un malade présentant des troubles de la motricité, la mise en évidence du pendulisme simple doit faire penser à une atteinte cérébelleuse.

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Pendulisme hypertonique.

De même, on devra penser à la possibilité d’une atteinte cérébelleuse devant l'existence du pendulisme hypertonique. Mais cette atteinte, si elle existe, ne sera plus isolée, étant alors associée à une autre lésion responsable de l’hypertonie.

En effet, le Pendulisme hypertonique, comme le Pendulisme simple, paraît imposer, encore qu’ici cette condition ne soit peut-être pas indispensable, une liberté articulaire anormale.

Mais une lésion du système cérébelleux n’en est pas la seule cause possible. Les lésions pyramidales peuvent, en effet, à elles seules, expliquer entièrement le pendulisme hypertonique, l’hypertonie qu’elles déclenchent s’accompagnant toujours d’une diminution plus ou moins marquée des réflexes de posture locaux, cette diminution opposant précisément cette hypertonie aux rigidités extra-pyramidales.

L'observation de pendulisme hypertonique permet donc d’affirmer l'existence d’une lésion pyramidale, cette lésion pouvant être isolée, ou au contraire associée à une atteinte cérébelleuse.

La clinique confirme ces conclusions. Dans les différentes communications concernant le pendulisme hypertonique, nous retrouvons, en effet, que MM. Foix et J. Marie l’ont constaté :

deux fois dans des cas de sclérose en plaques;

trois fois chez des malades présentant un syndrome

thalamique avec hypertonie;

deux fois chez des malades atteints d’hémiplégie

banale.

Sur ces sept malades, cinq présentaient des phéno-

mènes cérébelleux superposés à des phénomènes pyramidaux, et deux, les deux derniers, des phénomènes pyramidaux purs. |

De même, les deux malades présentés par MM. Ala- 1 jouanine, Thurel et Fauvert, sont respectivement atteints :

l’un, de sclérose en plaques;

l’autre, d’une tumeur intramédullaire cervicale.

Enfin, sur trois malades que nous avons nous-même examinés, le premier était atteint de sclérose en plaques, le deuxième d’hémiplégie gauche banale, le troisième de tumeur médullaire.

On voit donc que si, incontestablement, une lésion pyramidale peut provoquer à elle seule l’apparition du pendulisme hypertonique, il est fréquent cependant, et cela semble répondre à la majorité des cas, qu’elle soit associée à une lésion du système cérébelleux.

Quant à la valeur respective des deux formes: entretenue et non entretenue du pendulisme hypertonique, elle est identique. Peut-être peut-on penser cependant que le pendulisme hypertonique entretenu indique une atteinte plus profonde des voies pyramidales.

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