CONCLUSIONS
Le Pendulisme est caractérisé par la persistance anormale d’oscillations involontaires d’un segment de membre après que celui-ci a été mis en mouvement d'une façon quelconque.
Selon qu’il existe, ou non, de l’hypertonie on peut en distinguer deux formes cliniques
Le pendulisme simple et le pendulisme hypertonique. Ces deux formes relèvent d’un ensemble lésionnel différent, le perndulisme simple s’observant essentiellement au cours d’atteintes isolées du système cérébelleux, le pendulisme hypertonique traduisant toujours une lésion pyramidale, celle-ci étant soit isolée, soit associée à des signes de la série cérébelleuse.
Quant aux deux variétés de pendulisme hypertonique: pendulisme entretenu et pendulisme non entretenu, elles ne sont que des degrés différents d’une forme unique et ont toutes deux la même valeur clinique, la forme entretenue semblant cependant indiquer une atteinte plus profonde des voies pyramidales.
Mais ce sont surtout les rapports qui existent entre le pendulisme d’une part, le clonus et le polycinétisme d'autre part, qui donnent à cette question tout son intérêt.
En effet, alors que le pendulisme simple et le pendulisme hypertonique non entretenu sont des ‘phénomènes purement passifs du point de vue mécanique,
où interviennent seules une liberté articulaire anormale et les lois de la pesanteur, auxquelles s’associe, selon qu’il y a ou non hypertonie, l’élasticité musculaire, le pendulisme hypertonique entretenu est, au contraire, un phénomène où, aux conditions précédentes, s'ajoutent des contractions idio-musculaires réflexes périodiques.
Ces contractions, comme nous croyons l'avoir démontré, sont déclenchées par l’allongement musculaire passif, cette forme de pendulisme ayant ainsi, pour nous, le même mécanisme de base que le clonus. Ces deux phénomènes ne diffèrent donc que par le type de réponse musculaire que détermine cet allongement: contractions uniques ou contractions en série, ces deux types de réponse dépendant, d’une part, du degré d’hypertonie de base, et, d’autre part, de la rapidité et de l'intensité des modifications que l’étirement musculaire apporte à cette hypertonie.
Quant au polycinétisme, il ne nous semble être qu’une variante du clonus faisant avec lui partie de ce que l’on pourrait appeler: le clonisme. Or, les rapports qui existent entre le pendulisme et le clonisme nous paraissent être les suivants:
Ces deux ordres de phénomènes, qui ne sont que la traduction clinique d’une réponse musculaire anormale, peuvent être considérés comme des étapes dans l’échelle des réponses que donnera le muscle, suivant la valeur des perturbations de son état tonique.
Et ces constatations nous semblent présenter un réel intérêt dans l’appréciation de l'importance qu’a, dans la motilité réflexe, le degré d’allongement ou de tension des muscles mis en jeu.
Aux Armées, Décembre 1939.
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