‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 99 sur 110 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

rinterpréla ainsi. Le duc de Choiseul, « pour consommer leur ruine, se proposait de rendre Jeurs dettes si exorbitantes quHls ne pussent jamais les acquitter » ^. Le P. Griffet et le P. Gatin ne se méprirent pas sur les desseins perfides du Ministre ; mais, pressés par les créanciers, forcés de les payer aux époques convenues, ils préférèrent emprunter plutôt que de se résigner à être partout saisis.

Le P. Gatin emprunta en Angleterre huit cent soixante mille livres ^. L'arrêt du 23 avril 1762, mettant en séquestre les biens des Jésuites, et celui du 6 août, déclarant la Société dissoute, arrêtèrent Topération commencée. Les banquiers n'avaient plus de garanties ; ils refusèrent de prêter. Après la confiscation des biens de la Société, le Parlement commit une autre grande iniquité : il ne paya pas les créanciers ; et les meubles et les immeubles des Jésuites ne servirent, en beaucoup d'endroits, qu'à enrichir cette foule de gens affamés qui vivaient des cours judiciaires. Le chiffre des créances s'enfla même considérablement ^.

-Cependant, six semaines environ avant l'arrêt du 8 mai 1761 en faveur des créanciers de Marseille, les Jésuites

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