Ibid
Les visiteurs ne peuvent accomplir leur mission, comme nous Tavons dit, par suite d'empêchements indépendants de leur volonté, et les ordres ne reçoivent aucune réponse ^ Deux lettres du P. Lavalette écrites seulement, lune en 1760, Tautre en 1761, donnent bien quelques renseignements sur les missionnaires, mais aucune ne fait allusion au commerce '^.
Du reste, les supérieurs de ce Père ignoraient à ce point ses opérations commerciales, que M. Deligny, procureur, répondait en 1761 au Mémoire sur les demandes formées contre le Général et la société des Jésuites : « Les supérieurs du P. Lavalette ont ignoré et ignorent encore le commerce de ce Père ; aucun Jésuite de France n'en est persuadé, aucun d'eux n'en a de preuves certaines. Qu'on les montre ces preuves, si l'on en a ; et qu'on fasse voir ensuite qu'elles sont parvenues en effet à la connaissance des supérieurs. Si le P. Lavalette a commercé, son premier soin a été de se cacher d'eux, de les tromper, de leur dérober toutes ses démarches, de supprimer toujours le nom de commerce, d'en éloigner toutes les idées, d'y substituer des vues et des motifs honnêtes et conformes à sa profession, dans toutes les permissions qu'il leur a demandées de faire des emprunts ou des acquisitions. Jamais les supérieurs n'eussent autorisé aucune de ses demandes, si elles eussent tendu à rien de ce qui touche au commerce ^ »> .