‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 19 sur 110 · Nouveau voyage aux îles d^Amérique, t. V, p · texte numérisé non relu

Nouveau voyage aux îles d^Amérique, t. V, p

Ils résidaient au bourg Saint-François, où ils avaient bâti une église en maçonnerie » ^ A quelques lieues de là, au quartier des trois rivières, se trouvait une autre « église moitié de bois et moitié de maçonnerie, très propre et très ornée », desservie par le P. Jacques Imbert. « 11 était dans une vénération extraordinaire dans tout le pays, et c'était à bon titre, car c'était un très digne religieux, d'une vie dure et austère, très appliqué à ses devoirs, très zélé pour le salut de son peuple, si détaché de toutes choses que je n^en ai jamais vu un si dénué de tout. Le Seigneur a voulu faire éclater son mérite et sa vertu, en lui donnant l'occasion de pratiquer la vertu de patience d'une manière la plushéroïque. Il mourut comme il avait vécu, c'est-à-dire comme un saint. La propreté tenait lieu de toutes choses dans sa maison » 2.

A la Martinique et à la Guadeloupe, les Jésuites n'étaient pas les seuls religieux employés au ministère des âmes. On y voyait, au commencement du xvui® siècle, des Dominicains, des Capucins, des Carmes et enfin des religieux de la Charité, chargés des hôpitaux 3. Mais, à Saint- Vincent, il n'y avait alors que des Jésuites, missionnaires chez les Caraïbes, La piété du roi les y entretenait, . Ils s'y donnaient beaucoup de peine pour les convertir, sans toutefois en être récompensés. Ils ne baptisaient guère que des enfants moribonds ^. « Le P. Le Breton y faisait la mission depuis bien des années. 11 était seul... Il n'avait pour compagnie qu'un Français, et deux nègres pour le servir, toujours à la veille d'être massacré par les Caraïbes, comme l'ont été plusieurs

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