‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 20 sur 110 · Labat y II, pp. 28 et · texte numérisé non relu

Labat y II, pp. 28 et

autres de ses confrères, quand les sauvages sont ivres, ou qu41s s'imaginent que c'est la demeure d'un missionnaire parmi eux qui les rend malades, ou qui empêche qu'ils ne soient heureux à la chasse ou à la pêche... La vie de ce bon père était bien triste, bien dure et plus digne d'admiration que d'imitation. C'était un homme d'esprit, habile dans les mathématiques, extrêmement pieux et fort zélé, pour la gloire de Dieu et le salut de ces pauvres barbares. >? C'est ainsi que parle le dominicain Labat qui visita le P. Le Breton au mois de septembre 1700 K Le travail ne manquait pas au missionnaire, car Saint- Vincent « était le centre de la République Caraïbe ; c'est l'endroit où les sauvages étaient en plus grand nombre ; la Dominique n'en approchait pas. Outre les sauvages, cette île était encore peuplée d'un très grand nombre de nègres fugitifs, pour la plupart de la Barbade... Leur nombre s'était tellement accru, ou par ceux qui les étaient venus joindre de la Barbade, ou qui étaient nés dans le pays, qu'ils surpassaient de beaucoup celui des Caraïbes » -.

L'île de Saint-Christophe comprenait deux parties distinctes, la Basseterre française, administrée par les Jésuites, et la Cabesterre française sous la direction spirituelle des Capucins. Ces deux parties étaient séparées au nord et au sud par le quartier des Anglais, et au centre par la région montagneuse. A la Basseterre, les Jésuites entretenaient trois Pères, le P. Girard, supérieur et curé de la paroisse, le P, Chartier et un Irlandais nommé Galovay. Ces religieux résidaient près de l'église paroissiale, placée sous le vocable de Notre-Dame, et comptaient parmi leurs paroissiens les

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