Arch. S. J
lieu de soupçonner qull y eût dans tout cela de la calomnie et de lexagération. En conséquence, il obtint du Roy un ordre de faire repasser en France sans délai le P. La Valette » ^
Inutile d'ajouter que cette accusation grossière indigna « le commandant, l'intendant et toutes les personnes les plus accréditées de Tîle qui l'apprirent au départ de ce religieux pour la France. Arrivé au Havre le 7 janvier 1754, il n'en était pas encore parti pour se rendre à Paris, qu'on avait déjà reçu au bureau de la marine quantité de lettres pour sa justification... Toutes le justifiaient parfaitement et en parlaient avec les plus grands éloges; toutes demandaient instamment son retour à la Martinique, et le faisaient regarder comme un homme nécessaire au bien de la Mission et extrêmement utile à la Colonie » 2.
Malgré toutes ces lettres justificatives, le Ministre ne voulut pas avoir lair de s'être laissé tromper par de faux rapports et d'avoir agi à la légère. C'est ce qui explique VattLtudé un peu équivoque qu'il prit vis-à-vis du P. Lavalette et dont il ne se départit jamais complètement.
Quant aux renseignements du P. de Montigny, ils méritent la plus grande attention, fournis qu'ils sont par un des adversaires, comme la suite le prouvera, du supérieur de la Mission des lies du Vent.