Lettre du juillet à Mademoiselle de Beuvron
2. Le P. Onuphre Deamaretz, ce h Arrus le 20 août 1700, entra au noviciat de Paris le 7 septembre 171 (î et fit sapliilosoptiie h Ln Flèche (i718-172i), Apj*ès avoir professé la g^i'amiTiaire et les hurn^nités à Rouen et à Alençon (1721*1728), il suivit les cours de tliéolo^;ie à Paris (I7à8-i732)j enseigna la philosophie à Orïéâos et à Arras (173â- 1736), la théologie à Tours et a Bourges (173&-i743), et fut nommé Préfet des hautes études (1745-1746) et recteur de ce collège (1746n£>0)/pui5 recteur du collège de Rouen (1750-1753). Docteur t!n théoio^^ie de T Académie de Bourg-es, il passait, et auprès de lacs confrères, et auprès de tous ceux qui le connaissaient^ pour uu homme de haute râleur : ingcnio opiimo^judlcvQ recto et sa no (Arch, S. J*}, Louis XV" h choisit comme son confesseur en 17S3, et danii cette situation délicate il se conduisit avec prudence et sagetise : In offtclo confessoris rsgië sa prudenter ef. saplenler grrit (Arcli. S. J),
3. Le P, Simon de la Tour, né h la Rochelle le 28 septembre Ï6ÔT, eatrécheE les Jésuites le lî> août 1714, étudia deus ans la philosophie ^vant son entrée au noviciat. Après le noviciat, il enseig-nc la grammaire et les humanités h Caen (1716-1720), la cinquième à Tours {1720*1721), la rhétorique à Arras (1721-17^3), fait a Paris un an de philosophie et quatre ans de théolog-ie (1723-1728), son année de probation à Rouen ^1 728- 1729), professe la pJuiosophic h Tours (1729- 1730), est précepteur du prince de Conti h Paris (1730-173:3]; puis, après des années passées au pensionnat de Paris en qualité de sousministre et de prineîpid (1732-1748), il devint procureur dos Missions de Chine et des Indes. Pendant son séjour à Parïs, il fut atlaché à la
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s'offrirent pour remplacer le Provincial, Tuft et Tautre ayant leurs entrées libres à la Cour. Le premier était confesseur du Roi, le second connaissait particulièrement M. de Machault, et, en qualité de procureur des Missions de Chine et des Indes orientales, il avait eu quelques relations avec le comte Rouillé ; tous deux estimaient le supérieur général des Iles du Vent.
Le P. Pesmaretz vit d'abord le ministre de la Marine, qui lui promit de causer de Vaffaire avec M. Rouillé comme f ayant commencé^ puis le ministre des Affaires étrangères qu'il laissa dans la disposition qu^on en finît incessamment, enfin le Roi, dont la volonté serait celle de ses ministres K
Le P. de la Tour n'avait pas sans doute la même influence que son collègue, membre de la chapelle royale. Ancien précepteur du prince de Gonti après la mort du P. du Cerceau, ancien principal du pensionnat de Louis-le-Grand, attache à la rédaction des Mémoires de Trévoux, il avait cependant conquis à la cour une haute situation par sa valeui* personnelle et ses qualités morales. // alla voir les deux ministres après le voyage de Compiègne, et il communiqua aussitôtauP. Lavalet te le résultat de ses deux visites ^.
rédaction des Mémoires de Trévoux, Les notes de ses supérieurs sont Bug-geslives : « Vir ingenii optimi, judicii acris et certi ubi non abripitur imaginationis œstu ; prudentia magna. Profectus in litteris optijuus — Talentum habet ad negotia tractanda » (tiré du Catal. 2, de 1757). Il mourut à Besançon, en septembre 1766.
1, Lettre du P. Desmaretz au P. Lavalette; Paris, 9 nov. 1754 (Ârch. S. J.).
â. Lettre du P. de la Tour au P.. Lavalette à Marseille ; Paris, novembre 1754 (Arch. S. 7).
Ce résultat nous est connu par une lettre de ce dernier à M"® de Beuvron : « M. Rouillé, écrit-il, a dit au P. de la Tour que le roy avait fixé mon départ en janvier, et sur les prières dudit R. Père, il lui promit, d abréger » 1. D'après la même lettre, M. de Machault « lui promit aussi de profiter de toutes les occasions d'accélL^rer le départ, et il ajouta qu'il y voyait même quelque apparence ».
Cet heureux revirement dans l'esprit du comte Rouillé fit espérer un instant au Provincial, le P. le Forestier ^, qu'il renoncerait définitivement à accuser le P. Lavalette de s'être livré au commerce étranger. Il est vrai qu'il ne s'opposa plus à son départ pour la Martinique, il fut même d'avis de l'y renvoyer ; mais il n'eut pas le courage de confesser nettement qu'il s'était laissé tromper, et M. de Machault n'ayant pas voulu lui donner tort {ou pour mieux dire le comte ne V ayant pas voulu avoir) ^, écrivit, le 5 janvier 17S5, au gouverneur des Iles^ du Vent, M. de Bomparj la lettre suivante :
« Sur les représentations qui ont esté faites par les supérieurs en France des Missions des Jésuites aux îles pour le retour du P. Lavalette à la Martinique, le Roy a bien voulu le permettre, et ce missionnaire doit s'embarquer inces-