‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 45 sur 110 · V. plus loin, dans ce travail · texte numérisé non relu

V. plus loin, dans ce travail

3. Mémoire à consulter pour Jean Lioncy. . . , p. 138. — Le P. Lavalette ayant voulu plus tard justifier certaines opérations commerciales par la lettre du P. Flachat, le P. de la Marche lui écrivit delà Guadeloupe le 7 novembre 1761 : « Facultates tibi concessœ a superioribus majoribus nuUo modo intenderunt a se concedi ad ullam négocia tionem tam distincte prohibitam, tum sacrorum sanctionibus canonum, tum specialibus inslituti nostri legibus. Neque probant res se aliter habuisse litterae Patris Flachat ad R*™ Vestram scriptae, quae reperiuntur in libellis adversariorum litigiosis, quœ quidem ne arbitretur R* V*à me dici temerè; affîrmare possum hujusce assertionis me habere documenta non dubia. »

Avant de termiaer ce chapitre, il nous paraît utile de répondre k une question que plus d^un historien s est posée, à roccasion du retour, en 17o3, du P. La Valette à Ul Martinique. On s'est demandé pourquoi ses supérieurs lui ont permis d y revenir. N'eut- il pas été plus sage et plus prudent de le retenir en France et de l'appliquer au ministère de la prédication ou aux fonctions de renseignement ? Certains ont même accusé la Compagnie d*impré voyance, de faiblesse coupable dans le gouvernement ; d'autres, plus sévères encore, ont prononcé le mot de complicité.

Les uns et les autres ignorent évidemment ce qui se passa alors ; ils n'ont pas été initiés aux délibérations et aux échanges d'avis entre les Jésuites de Paris, qui seuls furent dans le secret des affaires de la Martinique K Les renseignements que nous possédons nous autorisent h affirmer que les opinions les plus diverses furent librement émises et discutées dans les consuUeg provinciales ; et définitivement, il se forma, parmi les eonsulteurs, les procureurs des provinces et les Pères en relation avec la Cour, deux partis bien tranchés, Tun défavorable^ l'autre favorable au P. Lavalette.

Dans le premier se trouvaient deux hommes de première valeur, le P, Henri GrilTet, prédicateur du carême k la Cour ^, et le P. Claude Frey de Neuville \ ancien provin-

Page 1