‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 46 sur 110 · Voirch, m, p · texte numérisé non relu

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H, Le P, Pierre Claude Frey de Neuville, frère du prédicateur Charles de Neuville et de s igné dans les Catalo[jues de la Compag^iiie uniquement sous le nom de Claude Frey^ né à Vitré (alias, Granviile), le b septembre 1692, entra le 12 septembre 1710 au noviciat de Paris, après avoir fait deux ans de philosophie. Le noviciat terminé, il professe la grammaire à Amiens (1712-1715;, fait à Paris uac

cial, consulteur de la Province de France. Tous les deux partageaient sur le supérieur de rla Martinique les jugements sévères et les préventions du comte Rouillé et de M. de Machault au sujet du commerce avec l'étranger et de ses entreprises ; ils voyaient dans ses emprunts, dans ses lettres de change, dans ses marchandises envoyées à plusieurs correspondants, dans les services même qu'il rendait aux propriétaires des Iles allant se fixer en France, une infraction aux lois de TEglise ; ils n'articulaient aucun fait précis, ils n'apportaient aucun témoignage authentique et irréfutable. Les transactions du supérieur faites dans des proportions considérables, sur une si vaste échelle, leur semblaient cependant, prises en bloc, une preuve suffisante de négoce ; ils y constataient aussi la violation du décret 8t de la septième congrégation générale de la Société, lequel défend à tous les Jésuites, non seulement le commerce prohibé par l'Eglise, mais toute apparence de commerce : QufB speciem habent sœcularis negociationis censenda sunt nobis prohibita *.

Gomme sanction, les PP. Griffet et Frey de Neuville,

3^ année de philosophie (1715-1716), enseigne à Nevers leshunlahités et la rhétorique (1716-1718), suit les cours de théologie au collège Louis- le-Grand (1718-1722), professe la philosophie à Rennes (1722- 1724), accomplit sa 3« année de probation à Rouen (1724-1725), professe Thydrographie à Caen (1725-1728), est nommé préfet des classes à Compiègne et à Alençorf (1728-1731), diVecteur de la M«isoi; de retraites à Paris (1731-1732), professeur de théologie ao coïlèj^^e Louis-le-Grand (1732-1735), recteur d'Alençon (1735-1738), d*Amieiis(1738-1741),de La Flèche (1741-1743), provincial de France (1743-1749), supérieur de la maison professe de Paris (1749-1753), Cpnsulleur de la province (1753-1756), de nouveau provincial de France (1756-1759), de nouveau Supérieur de la Maison professe (17:i9-1762). Il mourut à Rennes au mois d'août 1773. Il a laissé deux volumes de sermons.

1. Voir aussi le décret 33 de la 16« congrégation et le cardinal de Lugo, t. II, Disp. XXVI, sect. III.

demandaient la déposition pure et simple du supérieur de la Martinique et son remplacement immédiat. On a vu plus haut que le P. Griffet avait supplié le Ministre de la marine de s'opposer à son retour aux Iles. Un historien a dit avec raison que « dans les matières de négoce, le soupçon seul vaut preuve contre un Jésuite * ». N y avait-il pas là de quoi justifier l'opposition de ces deux religieux ?

Le P. le Forestier, provincial de Paris, était à la tête du parti favorable. Il avait avec lui le P. de Sacy, procureur général de la mission des Iles du Vent, le P. Simon de la' Tour, procureur des missions de la Chine et des Indes, et les procureurs desprovinces de France, François Desparcs^, Jean AUard 3, Jean-Baptiste Montagne ^, Jean-Baptiste Salvat ^,

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