Mémoire justificatif
3. « Significavit mihi P. Antonius velle se post suum reditum in Europam quaedam scrîpta promulgare quibus possit mercaturœ à se institutse culpam derivare in quosdam prœfeclos tum bellicos tum ftrarios insulae martinencis. Credo equidem illud laeque expedire, neque decere ; tum quia sive suc sive aliène nomine mercaturam exercuerit, prohibita est utraque ratio ; tùm quia tôt sunt monumenta pessimarum quassuo nomine instituit negociationum, ut purgere se nullo modo valeat. . . Huic incommodo pro suâ singulari prudentia occurret Paternitas Vestra, ut sibi videbitur » (le P. de la Marche au P. Général Ricci ; Saint-Pierre, 25 mai 1762).
à tiers entre lui et ces Messieurs, des denrées qu'il vendit dans différentes îles et le profit en fut partagé à Saint- Pierre * » au Comptoir Rachon, Cartier et Compagnie. Pour le transport des denrées, les chefs de la colonie prêtèrent les bateaux du domaine^ qui^ uniquement destinés à empêcher le commerce étranger, étaient devenus inutiles ^. A im moment, onze bateaux furent employés à ce transport 3.
Le Ministre de la Marine, M. Berryer, ayant connu, par rintendant de la Martinique, M. Le Mercier de la Touche, le traité de commerce des chefs de la colonie avec le P , Lavalette ^, le désapprouva complètement dans une lettre qu'il lui écrivit le 29 mars 1760, et il ajouta : « Sa Majesté a été fort mécontente de votre conduite particulière relativement à vos entreprises de commerce. Elle m'a ordonné de vous le faire savoir et de vous dire que son intention est qnk la réception de cette dépêche, vous preniez les arrangements les plus prompts pour cesser ces opérations ^. »