Ibid
ner en Europe ou de travailler dans ces îles à établir leur fortune *. »
En dehors des Européens, on trouvait aux Oes les sauvages Caraïbes^ habitants naturels des îles qui portent leur nom 2, et les nègres ou sauvages esclaves, « transportés aux Antilles de diverses nations d'Afrique, d'Angola, du Cap- Vert, de la Guinée, du Sénégal et de quelques autres terres, voisines de la mer. On comptait dans les îles jusqu'à treize nations de ces infidèles, qui parlent toutes différentes langues 3. »
Tel fut le théâtre de la Mission des xAntilles dans la première moitié du xvii® siècle, théâtre immense, beaucoup trop considérable pour deux apôtres. Le P. Bouton le comprend, après avoir étudié sur place Tœuvre que l'obéissance lui a confiée, et, laissant le P. Hempteau seul à Saint-Pierre, il prend, quelques mois après son arrivée, le premier bateau en partance et revient à Paris demander du renfort. Le P. Jacques Binet ne peut mettre à sa disposition que le P. Louis Conard. Celui-ci s'embarque à la fin dé l'année 1640, et le P. Bouton attend à Paris de nouveaux auxiliaires, tout en s'occupant des affaires multiples de sa Mission. Son attente dura plus de deux ans ^.
Au mois de novembre 1642, il retourne à la Martinique, accompagné des Pères Charles du Marché et Robert Lerca-