Mémoire à consulter. . . , p
que les Jésuites n'ont garde de méconnaître ni de désavouer *.
Peu instruit de toutes les formalités de la procédure 2^ le P. de Sacy crut, comme il Tavoua ensuite, « que c était une espèce de délit, du moins un manque de respect à l'autorité, que de ne pas se présenter devant des juges qui ont permis d'assigner. D'ailleurs, sa cause lui paraissait ne pas souffrir la moindre difficulté, et il ne pensait pas assurément qu'en comparaissant devant un tribunal pour lui dire qu'il n'était pas son justiciable, sa démarche pût paraître donner quelque poids à un jugement qui pourrait intervenir. Les réflexions qu'on fît bientôt faire aux Jésuites sur cette fausse démarche leur ouvrirent les yeux. Ils sentirent le besoin qu'ils avaient de consulter désormais sans prétendre se conduire par les seules lumières du bon sens ; et de l'avis de leur conseil, aucun d'eux et personne pour eux ne comparut plus en conséquence des assignations données par devant les juges consuls ^ ».
La sentence du 30 janvier, à peine rendue, fut imprimée avec une préface des plus injurieuses pour les Jésuites. « Dès les premiers jours de février, dit le P. de Montigny, un mois avant qu'on l'eût signifiée aux parties intéressées, on la débitait avec affectation dans Paris, on la