‹ Le père Antoine Lavalette à la Martinique: d'après beaucoup de documents inéditsChapitre 76 sur 110 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

APPEL DE LA SENTENCK DBS JUGES ET CONSULS DE PARIS ET DE MARSEILLE. LE PARLEMENT DE PARIS ET LES JÉSUITES.

Après la sentence du 30 janvier 1760, l'avocat général de Séguier, voyant le danger qui menaçait la Compagnie de Jésus, alla trouver son ancien maître, le P. de la Tour, et lui dit : i< Mon père, il vous faut faire tous les sacrifices, autrement vous êtes perdus. » Le vieux Jésuite lui répondit en secouant la tête : « L'argent ne nous sauvera pas ; notre ruine est assurée. Venit summa dies et ineluctabile tempus K »

Il était, en efifet, trop tard : la faute était commise, irréparable. C'est avant le procès du 30 janvier qu'il eût mieux valu rembourser, si la chose eût été possible, les créanciers dans le besoin et faire patienter les autres jusqu'à la lin de la guerre, en leur garantissant les sommes dues. Maintenant, « il n'y avait plus d'autre parti à prendre, comme il est dit dans le Mémoire du P. de Montigny, que d'employer les voies ordinaires pour se mettre à couvert de l'exécution de la sentence du 30 janvier. Cette ; sentence pouvait être signifiée aux Jésuites au moment

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