IV
Et, plus tard, quand on a su, ce qu'on avait déjà deviné, que la dame voilée n'était autre que l'ineffable du Patv de Clam ; quand on a su que, non content de ses rapports directs ou indirects avec Esterhazy, il allait, de même qu'Henry, le retrouver chez M'^e Pays — (à l'instar de Pauffîn de Saint-Morel chez M.Rochefort);— ~ quand on a su que chez M"'*^ Pays il envoyait sa femme, — eh oui, sa femme! — et son fils de dix-sept ans, et son plus jeune lîls, pour y porter les instructions nécessaires; quand on a su tout cela, qu'a-t-on fait?
Le ministre Billot n'avait rien fait!
Le ministre Cavaii^nac Ji'avait rien l'ait !
Le scandale g-rossissait cependant! Alors, le ministre Zurlinden se décida à sévir. Comment? Avec douceur, bien entendu — une simple peine disciplinaire!
Le caractère vraiment anodin de cette peine est marqué, notamment, par sa date.
Veuillez, en effet, observer, Monsieur le Procureur de la République, que cette peine disciplinaire venait après les révélations de rinslruiticn de M. Bertulus, après l'ordonnance où il était dit:
« Attendu ([ue le seul l'ail dune dame voilée remettant à Walsin Esterhazy un document de l'importance de
celui dont il s'agit suffirait à lui seul à faire écarter cette version ; qu'il n'est pas possible d'admettre que Walsii Esterliazy ait pu g-arder pendant plusieurs jours, au si de certains de ses chefs, une pièce d'un dossier sccre du ministère de la g-uerre... Qu'il est évident oui Walsin Esterhazy n'a pu tenir un instant dans ses mains ce document que grace a une complaisance qu'l] ne nous est pas permis de rechercher davantage, mai! QUI n'a pu Être le fait que dune personne jouissan'