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l)ienvcillance quand môme, assez nombreux pour que je puisso dire que, en deliors de tout parti pris et pour peu ipron y réfléchisse, ils sont proloiidénient impressionnants.
u^éniTul de Pellioux u d'aboril ivpondu à ISI'-' r.abori. qui lui Itdsaitdes questions concornani des faits qui s'étaient passés peulant le huis dos : qu'ensuite, au moment où M" Labori lui Mosait une autre (juestion sur des laits qui s'étaient passt'-s .gaiement pendant le huis clos, le général df PcUieux a dit: (' Je ne veux pas réi)ondre à la question, parce que je n'ai pas le droit de parler de ce (}ui s'est passé à huis clos ». Alors, et i-'est là que je voulais arriver, je constate que le général de Pt'Uieux s'est érigé en juge de ce quil pouvait ou de ce ((u'il ne pouvait pas dire des choses qui s'étaient passées pendant le huis clos. »
Le huis clos, qui, pendant les séances du conseil de guerre,
avait déjà servi, notamment, pour épouvanter l'opinion
])ublique. servait, à la cour d'assises, de commode paravent. —
Excipcr du huis clos, ce n'était, en vérité, que pure défaite. Il
<n est, je crois, une preuve facile. Puisque, en elfet. le luiis
los n'avait été ordonm'^ qu'en vue et à raison des dépositions
le M. Leblois et du colonel Picquart, puisque, d'autre part, le
olonel Picquart et M. Leblois ne pouvaient que répéter à la
•our d'assises les d/'posilions qu'ils avaient faites au conseil de
,aierre. il s'ensuivait que, si on ne peut rien dire de ce qui
s'est passé dans un huis clos, ces deux ti''moins n'avaient plus
11' droit de souffler mot devant le jury ! — N'est-il pas dommage
îu'on ait reculé devant le ridicule de cette logique consé-
iuenc3?
Il est, d'ailleurs, assez aisé de se rendre compte des motifs ij n'avait le général de Pellieux de se refuser sur ce point, à toute explication.
Confrontât io)i du 5 août 1898 :
« M. Leblois. — Après avoir indiqué au Conseil de guerre, sous ma responsabilité personnelle, par quel moyen il pouvait s'assurer de la vérité, j'ai dit ceci :
« J'estime qu'il importe a l'hoxneir du '.Conseil, a l"i[onneur du pays même, que la vérité se fasse jour avant votre
JUGEMENT PLUTÔT Ou'aPKÉS.
» Ces paroles sont les deiTiières que j'ai prononcées, et personne n'y a repondu. Mais elles avaient été précédées d'une assez longue discussjon entre le président du Conseil de guerre et moi, discussion dans laquelle est intervenu spontanément le général de Pellieux.
«... Le président du Conseil de guerre m"a répondu que les débats ne pouvaient porter que sur la question du bordereau et sur celle du jîe^/^ 6Zew, que, si la culpabilité d'Esterhazy