‹ Le père d'Émile ZolaChapitre 36 sur 65 · UA · texte numérisé non relu

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(^omme lieuîenant, le lieutenant Zola.

La date (i4 cléceml)re 1 83 1) induisit le faussaire efi erreur, car, partant de cette date (promotion comme colonel j, il considéra le colonel Combe comme commandant la lég-ion étrang-èrc depuis le i4 décembre i83^, c'est-à-dire pendant toute l'année i832.

En conséquence, on fabriqua, sous le nom du colonel Combe, deux lettres contre le lieutenant Zola.

Naturellement, ces lettres furent datées, mais sur la foi seulement de l'annuaire de 1882, sans se reporter aux ordonnances royales, ni spécialement à l'ordonnance qui avait nommé le colonel Combe, — sans se rendre compte par suite que, dans l'année 1882, il fallait faire attention, pour ne pas aller à l'encontre de la possibilité même des choses, aux mentions de mois et de quantième.

Et comme ces questions de dates sont souvent l'écueil des faussaires, on eut la prudence de ne remettre àM.Judet que des copies sans date.

Delà sorte, on permettait à M. Judet de parler d'événements placés en 1882, sa-ns l'exposer, par une précision trop g-rande, à des objections toujours redoutables.

On s'aperçut d'ailleurs que les choses n'allaient pas toutes .seules avec cette date de 1882.

En effet, dans les notes Ijiog-raphiques que M. Judet consacra au colonel Combe^', le lendemain de la publication des lettres, c'est-à-dire dans le numéro du Petit Journal du 19 juillet 1898, il n'est pas ditunseulmotde la prise d'Ancône, c'est-à-dire du plus grand fait d'armes de la carrière du colonel Combe !

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