‹ Le père de familleChapitre 18 sur 39 · GERMEUIL, CECILE · texte numérisé non relu

GERMEUIL, CECILE

CECILE, après un moment de silence et avec chagrin .

M e voilà, grâces à vous, à la merci de mes gens.

Je ne vous ai demandé qu’un instant pour lui trouver un asyle. Quel mérite y auroit-ii à faire le bien , s’il n’v avoit aucun inconvénient ? Cecile.

Que les hommes sont dangereux' Pour son bonheur, on ne peut les tenir trop loin... Eloignez-vous de moi... Vous vous <en allez. Germeuil.

Je vous obéis. Cecile.

Fort bien. Après m’avoir mise dans la position la plus cruelle , il ne vous reste pî us qu’à m’y laisser. Allez , monsieur f allez. Germeuil.

Que je suis malheureux!

Vous vous plaignez, je crois.

Je ne fais rien qui ne vous déplaise.

Vous m’impatientez... Songez que je suis dans un trouble qui ne me laissera rien prévoir , rien prévenir. Comment

©serai-je lever les yeux devant mon père? s’il s’apperçoit de* mon embarras, et qu’il m’interroge, je ne mentirai pas. Savezvous qu’il ne faut qu’un mot inconsidéré , pour éclairer un homme tel que mon oncle?... Monsieur, ne me quittez pas un

moment, si vous ne voulez pas que tout se découvre. Mais

envient. Allez... Restez... Non, retirez-vous... Ciel! dans quel état je suis!

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