‹ Le père de la zoologie françaiseChapitre 7 sur 13 · Préface du Théodoret · texte numérisé non relu

Préface du Théodoret

2. Il y aurait séjourné un mois, suivant Niceron. (Op, cit., t. XXIlI, p. 403.)

3. Gilles a fixé dans son Elîen de i535 le souvenir des promenades familières qu’il faisait avec Baïf au bord de l’Adriatique : « ... Quum ...Lazarus Baylius ... aliquoties me ad littus Adriatici sinus duceret, ut piscium naturas exploraremus, quum alia pleraque periclitamur. » (P. 575.)

4. L’ambassade de Baïf, commencée en 1529, était terminée en 1634. Le premier voyage de Gilles à Venise est donc certainement antérieur à cette date. — Cf. L. Pinvert, Lazare de Bàif. Paris, 1900, gr. in-8®, pp. 20 & 59.

5. « Ex Æliani historia per Petrum Gyllium latini facti, itemque ex Porphyrio, Heliodoro, Oppiano tum eodem Gyllio loculentis accessionibus aucti libri XVI. De vi & natura animalium. » Lugduni, apud Seb, Gryphium, i535, iu-4®, de 669 pp. ii fl.

6. « Accessiones confecimus partim ex omnibus Græcis autoribus, .nondum conversis, qui post Aristotelem scripsenint; partim non pauca experti sumus, quæ omnia adjunximus. » (Op. cîL, p. 26.)

encore traduits, postérieurs à Aristote, comme Porphyre, Athénée, Héliodore, Oppien', St un certain nombre de paragraphes où il a condensé tout à la fois les résultats de ses observations personnelles St les notes de ses divers correspondants.

On peut citer en particulier les chapitres sur le dauphin, la locuste, la murène, le polype,- la seiche, Stc^. Gilles a tracé aussi plusieurs tableaux très vivants des combats acharnés qui se livrent dans les profondeurs de la mer^j on lira avec non moins d’intérêt certains morceaux bien faits sur les animaux de basse-cour"^.

A la fin du livre XVI® se trouve une sorte de supplément, rédigé en entier de la main de Gilles, 8c spécialement consacré à la nomenclature des poissons de la Méditerranée^. Les cent vingt paragraphes dont se compose ce livre font connaître les noms vulgaires, anciens 8c modernes, d'autant d’animaux marins, recueillis sur le littoral espagnol. 8c français, dalmate 8c italien. Marseille, centre principal des observations de hauteur, est la localité dont le nom revient le plus fréquemment sous sa plume; Martigue, Antibes, Nice, Monaco, Savone, Naples 8c Venise s’y rencontrent moins fréquemment. Les Espagnols 8c les Ligures, les Romains 8c les Siciliens, apportent leurs contingents de mots, 8c il n’est pas jusqu’aux Dalmates 8c aux Grecs qui ne viennent contribuer à enrichir ces

1. Ce sont, au moins pour une certaine part, ces libertés prises avec l’aute.ur traduit qui ont valu à Pierre Gilles le blâme de P.-D. Huet. {De Interpretatîone lîbrî duo* Parisiis ap. Sebast. Cramoisy, i66l, in-4®, lib. II. De Claris Interpretibus ad Andrœam Grandorgæumy p. 167. — « lisdem claruit temporibus Petrus Gillius, acer eorum investigator, quæ occulta sunt à naturâ & Antiquitatis literatè peritus, verum audax in, Interpretationibus, detrahendo, adjiciendo, interpolando, omnia sus dèque miscendo; stilo tamensuo moderatus est, cum ad Theologica accessit eaque castè & verecundè tractavit. »)

2. Op. cît.j lib. X, c. V, VIII, X, XXV; lib. XI, c. xxvi; lib. XII, c. xiii.

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