‹ Le père Didon; sa vie et son œuvreChapitre 3 sur 57 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

jamais sacrifié à son amour de la société moderne, un atome de sa foi religieuse. — Remarquez aussi qu'en étant épris de ce qu'il y avait de bon dans notre société moderne, il ne s'est pas fait illusion sur les infirmités et les vices de cette même société. 11 a reconnu que notre société moderne était dévorée par le scepticisme, par le pessimisme, par le matérialisme, par le positivisme, qui ne sont que des formes diverses de l'athéisme. 11 a reconnu que la France contemporaine était paralysée par les antagonismes, les divisions et les haines ; il a reconnu que les impudences de la négation et les audaces du doute avaient rongé peu à peu le dernier ciment de cohésion qui nous rattachait les uns aux autres ; et que nous ne tarderions pas à être pulvérisés. Mais alors? Alors tout est à redouter? Quand les membres d'un corps social ne sont plus que juxtaposés comme des grains de sable ; un jour ou l'autre, ils sont balayés par le vent des révolutions. — Ce vent souffle aujourd'hui — que deviendrons-nous? sceptiques!

athées! vous faites une mauvaise besogne! Vous êtes des démolisseurs et non des architectes ! Vous êtes des ravageurs, et non des conquérants! Si la France devient une épave à la merci d'un ouragan, c'est à vous, c'est à vos doctrines dis-

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