X PRÉFACE
solvantes qu'en incombe la responsabilité.
N'y a-t-il pas des remèdes à ces maux dont nous souffrons ? Le P. Didon crut jusqu'à la fin que notre société moderne pouvait être sauvée, et sauvée par le christianisme. En dehors du christianisme, il n'y a ni lumières ni forces capables de diriger et de soutenir les âmes et les sociétés. L'expérience le démontre. Chaque fois que le christianisme a été en baisse dans nos sociétés européennes, l'ordre et la liberté ont décliné. Je ne dis pas l'ordre seulement, je dis aussi la liberté. Quand le christianisme cesse d'être en honneur, les âmes n'ont plus le courage d'être indépendantes ni vertueuses, la m.orale se corrompt, les liens de la famille se relâchent et les devoirs sociaux de justice et de bienveillance déclinent.
Le problème de notre régénération est encore aujourd'hui ce qu'il était du temps du P. Didon. Nous souffrons toujours des mêmes maux ; ces maux s'aggravent au lieu de se guérir; et ces maux ont leur source dans la diminution de l'esprit chrétien. On détruit le christianisme et on ne met rien à sa place. On essaie de gouverner et de diriger un grand peuple, comme le nôtre, en dehors de toute doctrine religieuse et morale ; on veut éduquer des millions de