LA PLUS GRANDE DE TOUTES LES JOIES DU PÈRE DUCHESNE
Après avoir vu, de ses propres yeux, la tête du Véro femelle séparée de son foutu col de grue ‘. Grand détail sur l’interrogatoire et le jugement de la louve autrichienne, et sa grande colère contre les deux avocats du diable qui ont osé plaider la cause de cette guenon.
‘ La reine Marie-Antoinette fut exécutée le 25 vendémiaire an Il (116 octabre 1793), sur la place de la Révolution.
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Contre les marchands, les fermiers, les accapareurs, qui sé foutent des décrets de la Convention, et qui continuent, comme de plus belle, de manigancer la contrerévolution. Sa grande motion pour que l’armée révolutionnaire se mette promptement en marche, pour en abattre comme des quilles.
De voir que les sans-culottes des départements donnent le dernier branle aux calotins, et de ce que tous les magots d’or et d'argent, que nos vieilles grand'mères appelaient des saints, sont enfin dénichés, et arrivent par charretées à la Monnaie, pour être convertis en écus, qui serviront à payer les frais de la guerre, et à nous délivrer de la peste des rois et des prêtres.
En apprenant de nouvelles trahisons dans les armées. Ses bons avis au général Jourdan, pour qu’il continue de
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foutre le bal aux despotes et à leurs esclaves, et pour l'empêcher de nous tourner casaque, comme l’infâme Dumouriez et le traître Custines. Sa grande motion pour demander à la Convention de faire jouer la sainte guillotine pour exterminer les voleurs, les traîtres et les accapareurs.
De voir que les avocats de la veuve Capet, qui ont accaparé le savon pour blanchir Cartouche-Brissot et les ‘ Mandrins de la Gironde, perdront leur lessive, Ses bons avis au fonctionnaire Samson, pour qu'il graisse promptement ses poulies, afin de faire faire la bascule à ces scélérats que 500 millions de diables ont vomis sur la France, pour perdre la république et anéantir la liberté. |
De voir que les Feuillants, les Royalistes, les accapa- , reurs se cotisent pour sauver l'infâme Brissot et la clique de la Gironde, en enlevant encore le pain chez les boulangers pour le jetter dans les égouts. Ses bons avis au tribunal révolutionnaire pour qu’il ne s'amuse
“pas plus longtemps à la moutarde, et qu’il fasse jouer bien vite à la main chaude ces scélérats qui sont déjà jugés par le peuple.
Après avoir vu défiler la procession des Brissotins, des Girondins et des Rolandins, pour aller jouer à la main chaude à la place de la Révolution ‘. Le testament de Cartouche-Brissot, et la confession du prêtre Fauchet qui a fait le caffard jusqu’à la fin, pour faire pleurer les vieilles dévotes, mais qui, dans le fond du cœur, se foutait autant du Père Éternel que du grand diable Belzébuth.
De voir que la Convention fait la pluie et le beau temps depuis qu'elle a écrasé les serpents et les crapauds du marais. Ses bons avis aux braves Montagnards, pour les engager à donner le coup de grâce à tous nos ennemis de l'intérieur, en faisant raser tous les nids
1! Le 10 brumaire an II (31 octobre 4793), vingt et un députés sont condamnés à mort, dont vingt sont exécutés sur la place de la Révolution : Brissot, Gensonné, Vergniauil, Lasource, Lehardy, Boyer-Fonfrède, Gardien, Boileau, Vigé, Sillerg, Ducos, Duchatel, Carra, Minville, Duprat, Lacaze, Antiboul, Beauvais et Duper ret, Valazé s'était tué avant l'exécution.
- d’Aristocrates de Lyon ‘ et à ne pas donner de relâche aux brigands couronnés, jusqu’à ce qu’ils aient payé les frais de la guerre.
En donnant le coup de grâce aux calotins, et en faisant connaître aux sots qu'ils embêtaient, tous leurs tours de passe-passe et leurs prétendus miracles. Sa grande joie de voir les braves sans-culottes des villes et des campagnes dénicher tous les magots ct magotes des églises, pour mettre à la place la statue de la Liberté.
Au sujet du raccourcissement de Capet-Bordel, ci-devant duc d'Orléans *. Ses bons avis au tribunal révolution-
* Le 12 octobre 1793 (21 vendémiaire an Il), la Convention avait décrété que la ville de Lyon serait détruite, et son nom effacé du tableau des villes de la république ; que la réunion des maisons réservées porterait le nom de Ville-Affranchie, et qu'il serait élevé, sur les ruines des autres, une colonne portant cette inscription :