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LYON FIT LA GUERRE À LA LIBERTÉ; LYON N’EST PLUS

LE 48° Jour Du 1°" mors, L'AN II DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE UNE ET INDIVISIBLE.

# L'exécution da duc d'Orléans, dit Égalité, eut lieu le 6 no-

vembre 1793 (46 brumaire an 11). 11 était né le 13 avril 1747,

naire, pour qu’il batte le fer pendant qu'il est chaud, et qu’il fasse promptement passer sous le rasoir natio— nal le traître Bailly, l'infâme Barnave et tous les tripotiers de l'Assemblée constituante qui ont vendu au plus offrant le peuple à la tyrannie.

Ne 809.

De voir que les cagots sont obligés de se cacher dans leurs caves pour y dire leurs patenôtres etleurs oremus, et mangent du fromage de ce que les Français ne veulent plus avoir d'autre Dieu que la Liberté. Leurs prières et leurs lamentations en accusant leur bon Dieu de devenir sans-culotte, attendu qu'il ne lance pas sa foudre pour exterminer ceux qui ne croient pas à leurs contes de bonne femme.

De voir que toutes les bigottes font feu des quatre pieds pour conserver leurs vieilles reliques. Ses bons avis aux sans-culottes, pour qu'ils aillent s'instruire à la comédie qui vaut mieux que les sermons des capucins. Sa grande revue des spectacles pour dauber ceux qui gouaillent la sans-culotterie, et pour soutenir les braves bougres qui jouent des pièces républicaines.

LE PÊRE DUCHESNE. 197 N° 944.

Contre tous les jean-foutres qui pêchent en eau trouble, et qui s’enrichissent aux dépens de la république. Ses bons avis à la Convention, pour quelle mette au pas les fournisseurs des armées, qui pillent le soldat, et qui s'entendent tous, comme larrons en foire, pour dégoûter les défenseurs de la patrie, en les faisant mourir de froid et de faim.

Contre les trois jean-foutres ! qui ont déserté la Montagne pour aller barbotter avec les crapauds du marais, afin de sauver le reste de la bande Cartouche-Brissot. Ses bons avis aux braves sans-culottes et aux Jacobins de se tenir sur leurs gardes, et de ne pas s'endormir jusqu'à ce que la grosse Babet ait été raccourcie, ainsi que toutesles coquines qui ont voulu allumer la guerre civile entre Paris et les départements.

Contre le frocard Chabot, qui veut mesurer tous les sansculottes à son-aune, et qui fait courir le bruit par les

# Hocite Thuriot, Bazin et Chabot. °

Autrichiens qui lui graissaient la patie, que les neilleurs Jacobins vont siffler la linotte avec lui, et que le marchand de fourneaux sera bientôt mis à-l'ombre, comme s'il existait encore un comité des Douze. Sa grande joie de voir que la mine est éventée, et que tous les fripons ‘qui ont volé et pillé le peuple, vont avoir les ongles rognés. .

De voir que les sans-culottes donnent comme des buses dans tous les paquets qu’on leur débite, Sa grande déconverte d’un nouveau complot des Chabotins, pour mettre les Jacobins à chien et à chat, et brouiller la carte à la Montagne et dans toute la république. Entretien secret du roi Gcorges-Dandin et de Pitt, son porte-esprit, qui prouve que des milliers de jean-foutres ont la patte graissée pour assass'ner les meilleurs patriotes. ;

De voir que tous les estaffiers de Lafavette ont forcé A:rat de vivge pendant quatre ans avec les chauves-souris, et° tous les Muscadins et Muscadines qui, comme Char-

lotte Corday auraient voulu assassiner l'ami du peuple en son vivant, osent le fêter après sa mort !. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour-qu'ils se défient des patriotes de deux jours, qui manigancent de nouveaux coups de chien contre la république.

Au sujet d’un nouveau complot des ci-devant financiers et des marchands d'argent, pour s'emparer du numéraire et faire tomber les assignats. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'ils se tiennent sur leurs gardes, attendu qu'ils sont environnés de fripons qui

leur tendent des piéges, et qui manigancent la contrerévolution.

Au sujet de tous les coups de chien que les Aristocrates manigancent contre les meilleurs patriotes, en les meuagçant de la contre-révolution et de Îles faire assassi-

‘ A la fête dite de la Raison, qui fut célébrée le 20 brumaire an Il (10 novembre 1793) dans l'église de Notre-Dame. La Couvention “A masse s’\ rendit le soir pour y chanter avec le peuple l'hymne à la Raison, après avoir décrété que cette église porterait désormais le nom de Temple de la Raison.

ner. Ses bons-avis aux braves sans-culottes pour qu'ils soient toujours sur le qui-vive, en tenant tous les fripons et les contre-révolutionnaires en joue, et en restant fidèles à la Convention et à la sainte Montagne.

De voir que les gros poissons veulent toujours manger les petits, que chacun plaide pour son saint, et que

les trois quarts et demi des animaux à deux pieds ne songent qu’à leur intérêt, et oublient celui de la patrie. Ses bons avis aux braves républicains pour qu'ils foutent de côté tous les ambitieux et les riches, et qu'ils soutiennent de toutes leurs forces les bons sans-culottes.

De voir que des jean-foutres, qui ne sont ni chair nt poisson, osent accuser les meilleurs patriotes. Sa grande

. joie de voir que ces gredins se bràlent à la chandelle, et que toutes leurs manigances contre la république vont se découvrir. Ses bons avis aux braves san$-culottes, pour qu'ils défendent les bougres intrépides qui les ont soutenus et qui les soutiendront jusqu'à ka mort.

De voir que des jean-foutres qui n’ont m1 bouche m1 éperon, saignent du nez pendant le combat, et nous proposent de quitter le champ de bataille pendant la mêlée au moment de la victoire. Ses bons avis aux braves Montagnards, pour qu’ils n’abandonnent pas la barque jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à bon port, et

jasqu’à ce qu'ils aient délivré la république de tous les traitres qui mettent des bâtons dans les roues.

LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE En apprenant toutes les belles actions de nos braves bougres qui combattent pour la république et qui la sauveront malgré les fripons et les traîtres et tous les

brigands couronnés, qui prendront plutôt la lune avec les dents que de nous faire la loi. <

t GRANDE DÉCOUVERTE DU PÈRE DUCHESNE

De tous les complots de l'infâme Pitt, premier porteesprit du roi George-Dandin, pour faire la contre-révo-

lution en redoublant la foule à la porte des boulungers, en enlevant le beurre, les œufs et toutes les subsistances dans les campagnes, ct surtout en mettant les meilleurs patriotes à chien et à chat, pour les détruire, en détail.

Au sujet de la grande victoire remportée par les soldats de la Liberté dans la ville du Mans, sur les brigands de la Vendée, qui ont été taillés en pièces, et qui ont perdu leurs trésors, leur artillerie, leurs saints et leurs reliques. Sa grande ribotte avec tous ses compères et commères, en réjouissance de cette bonne nouvelle, qui donne le coup de grâce aux Aristocrates, aux calotins et à tous les conspirateurs.

De voir les Aristocrates se sans-culotiser pour micux nous foutre dedans, et pour perdre les véritables patriotes. Ses bons avis à tous les citoyens pour qu’ils se tiennent sur leurs gardes afin d’arracher le masque à tous les fripons, et pour qu'ils environnent la Convention et la défendent jusqu'à la mort contre les intrigants et les traîtres qui cherchent à la diviser.

De voir que les sans-culottes se laissent foutre dedans par des Aristocrates à bonnet rouge, qui les mettent à chien et à chat. Sa grande joie d’avoir vu Marat en songe, et qui lui a dévoilé toutes les manigances des étrangers, des Aristocrates, des complices de Brissot et des prètres pour brouiller les cartes, pour détruire les patriotes les uns par les autres.

De voir que tricherie revient à son maitre, que les fripons et les intrigants qui ont été pris les mains dans le sac, et qui voulaient jetter le chat aux jambes des patriotes, sont démasqués. Ses bons avis à la Convention, pour qu’elle fasse danser la carmagnole aux intrigants et aux traîtres qui veulent la foutre dedans, diviser la Montagne, ariner les patriotes contre les patriotes et ramener sur l’eau tous les crapauds du marais.

LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE Au sujet de la prise de Toulon‘, et de voir dans l'embarras l’infâme conseiller du roi Gcorges-Dandin, qui

* Reprise de Toulon sur les Anglais, en douze heures, le 2 frimaire an II (19 décembre 1793).

aa LE PÈRE DUCHESNE,

va bientôt jouer à la main chaude comme son confrère Capet. Ses bons avis aux patriotes anglais, pour qu'ils se vengent de l’échappé des petites maisons qui les gouverne, et de son infâme ministre qui les a ruinés pour mettre la France à feu et à sang.

En apprenant la destruction totale des rebelles de la Ven dée ‘, et en songeant au désespoir des brigands couronnés, quand ils vont apprendre cette nouvelle. Sa grande colère contre certains jean-foutres qui veulent recruter tous les brigands et former une nouvelle Ven-

dée en proposant d'ouvrir les prisons et de faire grâce -

aux conspirateurs. Ses bons avis aux braves Montagnards pour les empêcher de donner dans un pareil

‘ panneau, et pour les engager à continuer d'exterminer les fripons et les traîtres.

LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE Après avoir vu la fête qui a été célébrée en réjouissance de la prise de Toulon ©, et en apprenant que l’armée

* Le 6 nivôse an 11 (26 décembre 1793).

? Cette fête eut lieu au Champ-de-Mars, le 10 nivôse an II (30 Décembre 1795).

du Rbin ‘ a fait danser la carmagnole aux esclaves des despotes, et s’est emparée de leur artillerie, après les avoir foutus en déroute.

De voir une nouvelle clique de modérés, de Feuillants, d’Aristocrates, noramés PnéLiporins, soudoyés par l’Angleterre, pour remplacer les Brissotins et brouiller les cartes à la Convention, en dénonçant les meilleurs patriotes pour faire revenir sur l’eau tous les brigands qui sont à l'ombre et chasser tous les généraux sansculottes, afin de mettre à leur place tous les talons rouges et les blancs-becs de l'ancien régime.

Contre certains brigands qui veulent crever les yeux des sans-culottes pour les empêcher de voir leurs brigandages, et leur couper bras et jambes pour mieux manigancer la contre-révolution, en donnant la clef des champs aux Aristocrates qui sifflent la linotte, en proposant une amnistie pour tous les traîtres. Son grand

! Prise de Wissembourg, le 7 nivôse an Il (27 décembre 1795).

* Il ya des exemplaires qui sont numérotés 321. — Texte identique.

serment de braver la vengeance et les poignards de ces scélérats, et de continuer de démasquer tous les ennemis de la hberté.

De voir toutes les manigances des Phékippotins contre les meilleurs citoyens, et surtout contre les généraux sans-culottes à qui l’on veut donner de la pelle au cul, pour les remplacer par des talons rouges, afin de vendre encore des batailles à milord Pitt, et de lui livrer nos villes de guerre.

De voir que les fripons, les intrigants, les Modérés, les

Royalistes et les Aristocrates osent lever la crête et ac-,

cuser les meilleurs patriotes de tous les coups de chien qu'ils manigancent contre la liberté. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'ils montrent les dents aux jean-foutres qui veulent diviser la Convention, et qui tripotent sous main un nouveau projet de contrerévolution,

De voir que l’infâme clique soudoyée par milord Pitt, pour brouiller les cartes et mettre les patriotes à chien et à chat, est enfin dénichée, et que les chefs de la conspiration sont maintenant sur le pot. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour les engager à ètre unis et à rester sur pied jusqu'à ce que les fripons et les conspirateurs aient tous craché dans le sac.

Au sujet de tous les complots des intrigants et des fripons, qui ont la patte graissée par milord Pitt pour d'ssoudre la Convention et allumer la guerre civile. Ses bons avis à tous les francs républicains, en leur dévoilant - tous les coups de chien, et en leur faisant connaître tous les jean-‘outres qui les trompent à la journée, et qui, comme de plus belle, manigancent sous main la contre-révolution.

Au sujet de tous les coups de chien que les limiers de l'Angleterre manigancent contre les patriotes. Son

! Ce nurréro a été réimprimé in-4°. Voir la note page 41.

grand déguisement pour découvrir tous les trous où se cache le restant des hiboux de l’Aristocratie, et pour leur donner une bonne fois la chasse.

De voir que les brigands couronnés qui ne savent de quel bois faire flèche, graissent la patte à des endormeurs pour demander la paix, pour allumer la guerre civile à l’intérieur, en proposant de donner la clef des champs à tous les corbeaux de l'Aristocratie, qui sifflent la Linotte. Ses bons avis à la Convention pour qu’elle n’abandonne pas la barque avant de l'avoir conduite au port.

De voir que le tocsin de la liberté va se faire entendre chez toutes les nations, et que la dernière heure des brigands couronnés est prète à sonner. Ses bons avis à tous les républicains pour qu'ils continuent de foutre la chasse aux esclaves des despotes, jusqu'à ce que tous ces mangeurs d'hommes soient dégringolés de leurs trônes. :

De voir que les bons sans-culottes continuent de prendre cœur à l'ouvrage, et qu'ils sont toujours disposés à exterminer les ennemis du dedans et du dehors, Ses bons avis aux braves Montagnards, pour qu'ils laissent japper tous les roquets de l'Aristocratie qui osent se plaindre de l'arrestation des hommes suspects. Sa grande motion pour que la bougre de sequelle qui siffle la linotte soit promptement embarquée pour la Cayenne.

LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE De voir que le roi Georges-Dandin ne sait plus à quelle branche se raccrocher, et que sous peu de. jours cet échappé des petites maisons et milord Pitt vont danser la carmagnole. Ses bons avis aux Écossais et aux Irlandais pour les engager à commencer la danse à l'aide des sans-culottes français qui se préparent à s’embarquer et à faire une descente sur leurs côtes, pour leur donner un bon coup d'épaule,

ra

Contre les marchands qui se foutent du maximum, et qui accaparent, comme de plus belle, toutes les den-

rées ; contre les épiciers qui volent à la journée les pauvres sans-culottes ; contre les marchands de vin qui les empoisonnent plus que jamais avec leur bougre de mélange ; contre les bouchers qui n’ont plus que de la réjouissance pour les petites pratiques ; contre les cordonniers qui n'ont plus de cuir pour chausser les sansculottes, mais qui ne manquent pas de carton pour fabriquer les souliers de nos braves défenseurs. Sa grande joie de voir que petit à petit la vertu de sainte guillotine nous délivrera de tous ces mangeurs de chair humaine.

N° 842. , LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE Au sujet du décret ‘ de la Convention, qui donne la clef des champs aux deux braves sans-culottes Ronsin et Vincent. Ses bons avis à tous les républicains, pour qu'ils se tiennent sur leurs gardes, attendu qu'il existe un nouveau complot des "Royalistes et des Brissotins pour perdre tous les bougres à poil qui ont fait la ré-

volution du 34 mai, et qui ont sauvé la Montagne et la république.

Eu passant en revue tous les brigands couronnés et les esclaves qui nous font la guerre. Sa grande joie de voir

! Du 14 pluviôse an H (2 février 1794).

LE PÈRE DUCHESNE. ou

arriver au printemps la grande débâcle qui fera tomber tous les trônes comme des quilles. Ses bons avis à tous les peuples pour qu'ils fassent danser la carmagnole à tous les rois, à tous les empereurs, et qu'ils mettent avec nous leur tête dans un bonnet, afin -d'étouffer tous ces mangeurs d'hommes et cette poignée de bêtes féroces qui s'engraissent du sang des sans-culottes.

De voir tous les ouvriers républicains forger des armes pour exterminer les tvrans, et les Parisiens fabriquer à force le salpêtre qui va foudroyer tous les trônes des despotes. Ses bons avis à tous les sans-culottes, pour qu'ils continuent de prendre cœur à l'ouvrage, en leur annonçant qu'avant qu'il soit l’âge d’un petit chien, le drapeau de la Liberté flottera sur les murs de Condé et de Valenciennes. : .

De voir que les marchands et les accapareurs se foutent du maximum. Sa grande motion pour que les bouchers qui traitent les sans-culottes comme leurs chiens. et qui ne leur donnent que des os à ronger, jouent à la

main -chaude comme tous les ennemis de la Sans-Culotterie , ainsi que les marchands de vin qui font vendange sous le Pont-Neuf , et qui empoisonnent avec leur ripopée les joyeux républicains.

Au sujet de tous les nouveaux coups de chien que les Aristocrates manigancent, pour rebuter les sans-cu lottes, et leur faire jetter le manche après la coignée, en les alarmañt sur les subsistances. Son grand projet pour rogner les ongles des gros fermiers , des bouchers * et de tous les affameurs du peuple, et pour procurer l'abondance aux armées , en réduisant la pitance des riches fainéants et de tous les Muscadins et Muscadines qui sifflent la linotte.

LA CRANDE JOLE DU PÈRE DUCHESNE

Au sujet de la fête que les sans-culottes ont célébrée dans le temple de la Raison, en réjouissance de l'abolition de l’esclavage des nègres ‘. Ses bons avis à tous les Républicains, pour qu'ils continuent de ne reconnaître

! L’abolition de l'esclavage fut décrétée le 15 pluviôse an Il (3 février 1794). La fête eut lieu le 50 pluviôse (18 février).

d'autre culte que celui de la Liberté et de l'Égalité, en dépit des cagots , des calotins et des intrigants qui cherchent à se raccrocher anx branches , pour tromper le péuple et l'égarer. |

En apprenant une nouvelle conspiration des Phihppotins , pour armer tous les ci-devant procureurs, avocats, huissiers et clercs du haut et bas Maine, contre les Jacobins et la Montagne. Grand serment prêté par ces Cartouches de ne pas souffrir qu’un seul chapon du pays de la chicane, entre dans le garde-manger des sans-culottes parisiens, jusqu'à ce que le brevet des

. petites-maisons, qui a été délivré à Philippotin, ait été changé contre un certificat de raison et de probité.

De voir que l'instruction publique ne va que d'une aile, et qu'il existe des accapareurs d'esprit qui ne veulent pas que le peuple soit instruit , afin que les gueux continuent de porter la besace. Ses bons avis à toutes les sociétés populaires, pour qu’elles donnent le grand coup de cellier à l'instruction des sans-culottes , afin d’écraser une bonne fois le fanatisme et la tyrannie.

21à LE PÈRE DUCHESNE.

Au sujet du fameux décret qui confisque les châteaux, les palais et tous les biens des jean-foutres qui sifflent la linotte, et de voir que les viédases qui avaient la patte graissée pour demander l'ouverture des prisons, ont enfin un pied de nez. Ses bons avis pour qu’on foute à fond de cale tous ces aboyeurs et ces journalistes de Coblentz, et qu’on les envoie avec toute la pacotille du diable qui va partir pour le Mississipi.

De voir tous les coups de chien que les Aristocrates manigancent pour tourmenter les sans-culottes au sujet des subsistances. Sa grande dispute à la Courtille avec des calotins et des émigrés déguisés , qui lui sont tombés sous la main , et qu'il a étrillés solidement.

En apprenant la générosité des braves défenseurs de la patrie qui, non contents de verser leur sang pour la

République , sacrifient encore leurs subsistances et renoncent à leur ration de viande. Sa grande colère contre les jean-foutres qui n'ont d'autre Dieu que leur ventre, et qui , au lieu d'’imiter un si bel exemple , emploient le vert et le sec pour nous réduire par la famine.

Au sujet d’une nouvelle conspiration des Aristocrates dé- * guisés et des faux patriotes, pour dégoûter les bons sans-culottes de la Révolution , à force de les persécuter. Sa grande joie de ce que le tribunal révolutionnaire continue d'être au pas, et qu’il est aussi empressé à venger les innocents que de punir les traîtres. et les conspirateurs.

De voir que les jean-foutres qui voulaient mettre les Jacobins et les Cordeliers à chien et à chat , ont tiré des coups d'épée dans l'eau. Sa grande colère contre ces mêmes bougres qui osent le mesurer à leur aune et qui l’accusent d’être un accapareur !.

t Ce fut un des motifs de-son acte d'accusation.

a6 | LE PÈRE JDUCHES NE.

Contre les modérés qui emploient le vert et le sec pour s'opposer à l'exécution des décrets révolutionnaires et pour sauver les Aristocrates et les conspirateurs. Ses bons avis à tous les francs Républicains pour qu'ils mettent tous leur tête dans un bonnet pour faire exé— cuter la loi du marimum et celle qui confisque les biens des hommes suspects.

Ce numéro cst le dernier, Hébert ayant été arrêté le 23 ventôse an H (13 mars 1794).

LE PÈRE DUCHBESNE. : 217

Numéros qui sont le commencement d'un nouveau Père Duchesne, en concurrence avec celui d'Hébert, avec la même vignette et des fourneaux. |

Nous plaçons en tête la feuille qui suit, quoique non numérotée, elle nous parait être la première de cette collection.

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