GRANDE APPARITION DU PÈRE ÉTERNEL AU PÈRE DUCHESNE
Qui lui dévoile un grand complot tramé dans la capitale : Projet d'égorger tous les patriotes, trente-trois mille scélérats enregistrés comme surnuméraires de la garde du roi. Complot infernal de livrer à l'ennemi plusieurs villes frontières. Grande trahison d'un général, de Narbonne , de Duportail , etc., etc., etc. | Non signée : Deux petits fourneaux semblables à ceux des nu-
méros 138, 139, 140 du journal d'Hébert. De l'imprimerie de Ja
Veuve Errard, rue Pavée-Saint-Sauveur, ancienne caserne des grenadiers de la 4° division n° 3.
Sa découverte d’un complot pour faire prendre la ville de Metz aux Autrichiens , sa grande querelle avec le cardinal Maury, à qui il a cassé la tête avec un fourneau.
Non signé : Mêmes fourneaux et même imprimerie qu'au précédent numéro.
Contre une partie de l’Assemblée nationale qui a fait faire de la bouillie pour les chats à l’autre. Sa grande dénonciation contre le premier personnage du Comité autrichien ‘. Ses reproches à Brissot qui n’a pas dit la vérité tout entière. Sa nomination à la place d’accusateur public, au lieu de Duport, sur la gueule duquel
il a cassé sa pipe de colère.
Non signé : Mêmes fourneaux et même imprimerie.
Sur le décret qui fout hors du royaume à grands coups de pieds au cul tous les calotins réfractaires qui trou-
1 L'existence d'un comité autrichien fut dénoncée à l'Assemblée le 23 mai 1792.
bleront les citoyens ‘. Sa grande motion pour leur défendre l'entrée de la boîte aux sottises. Son grand repas où il invite la députation de la Gironde et la municipalité de Marseille , quoi qu’en disent tous les frerons et tous les pouvoirs exécutifs du monde. Sa première accusation contre les épauletiers , les courtisans, les feuillants et les autres contre-révolutionnaires de Paris, qui foutent tous les jours un coup de canif dans la Constitution. Découverte d'un nouveau complot pour faire renchérir le pain en payant les garçons boulangers puur ne rien faire.
Non signé : Mêmes fourneaux et mème imprigerie.
De voir que pour rappeler le courage des patriotes et les réveiller, il faut foutre le feu aux barils de poudre, et d'apprendre l'affreux complot qui a eu lieu à la halle aux draps. Son désir de foutre un pet-en-gueule aux sacrés gredins qui ont exécuté cette abominable machination. Sa grande dénonciation contre les agents du pouvoir exécutif et les Aristocrates de l'Assemblée.
Comme au n° 4. ,
! Ce décret est du 26 mai 1792.
Sur tous les écornifleurs de la liste civile. Sa grande joie de voir tant de foutus coquins rentrer dans la fange lorsque le peuple est debout, lorsque le tonnerre de l’Assemblée nationale gronde un instant. Sa démission de la place d'accusateur public, et sa lettre au roi des Français. | Comme au n° précédent.
Avec un brave bougre de sapeur; sa grande récompense qu'il promet aux vainqueurs des Autrichiens. Sa députation à l’Assemblée nationale avec le corps des canonniers pour faire trembler les Aristocrates et les rendre plats comme punaise. Et grande colère contre les patriotes refroidis de sa grande surprise d'entendre prononcer un discours par un bon ministre. Son désir que jamais les Aristocrates ne lui foutent le plomb du numéraire sur le cœur.
Non signé : fourneaux semblables à ceux des premiers numéros du journal d'Héhert ; même imprimerie qu'au précédent.
Contre les dénonciations des foutues bêtes qui demandent des décrets d’accusation contre lui. Le portrait qu'il fait du méprisable comité autrichien et des Aristocrates qui le servent. Sa colère contre ceux qui ont fait rendre le décret qui blanchit Duport du Tertre {. Sa nomination à la place d’amiral de France. Ses grands préparatifs pour faire la guerre à tous les écumeurs de mer. Son grand serment de les couler tous à fond, foutre !
Signé Tremblay : fourneaux pareils à ceux du n° 6. — Même imprimerie.
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Qui juge et condamne deux sacrés mâtins d’altesses royales, chefs des rebelles émigrés, à être guillotinés en effigie, amjourd’hui en place de Grève, après leur avoir foutu la tête à bas à grands ceups de canon à Turin. Grand combat et grande victoire qui a fait fuir tous les gredins aristocrates et tous les soldats Italiens avec leurs parapluies dans un eaveau dont le père Duchesne a fait murer la porte pour leur apprendre à vivre.
Signé Tremblay : Fourueaux et imprimerie comme ci-dessus.
* Ce décret est du 5 juin 1792. Cette date suffrait seule à prouver que ces numérns ne souf pas la tête da journal d'Hébort,
Feuille non numérotée.