XXXI II
Hébert continue Marat,et lo Père Duchés ne Y Ami du Peuple. — Guerre aux nobles! — Les bandits de Tétat-major.- Mesures de rigueur votées parla Convention. — Pas d'amnistie 1 — Hébert candidat au ministère de l'Intérieur. — Il est supplanté par l'ami do Danton, Paré.
Hébert, qui s'était affirmé le continuateur de la politique et de l'œuvre de Marat, suit fidèlement les enseignements du maître. Il dénonce au Conseil général, il dénonce aux Jacobins, il dénonce aux Cordeliers, il dénonce dans les sections, il dénonce dans le Père Duchesne.
Parfois une note comique surgit de ses furibondes divagations. D'après la Gazette française, il avait déclaré, le 15 juillet, à la Commune que « Carra portait sur ses épaules des marques du royalisme ». Et celui-ci avait riposté à son confrère, en l'invitant à se présenter, comme lui, tout nu, dans la salle des séances de l'Hôtel de Ville, pour témoigner, chacun, en présence de délégués de leurs sections respectives, de l'inaltérabilité de leurs épaules1.
Le 18 juillet, au Conseil général, à propos d'une statue de Louis XV, que « des patriotes avaient mise en poudre dans les Écoles de Chirurgie », Hébert s'indignait de voir « l'éducation des jeunes gens encore entre les mains des académiciens royaux, et signalait avec douleur les emblèmes de la royauté jusque sur le haut de la Maison commune * ».
Sa phobie, destructive de tout attribut monarchique, dé-
1. Ann&les de U République française. Séance du Conseil général du 15 juillet.