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On verra plus tard avec quelle acrimonie Hébert protesta contre les assertions du Vieux Cordelier qui pouvaient être vraies, mais qui n'étaient rien moins que prouvées.
Dans le reste de sa déposition contre la reine, il rappela, comme autant de preuves de conspiration, toutes les niaiseries qu'il avait débitées devant le Conseil général, le cœur de Jésus traversé d'une flèche, le chapeau de Louis Gapet trouvé chez Madame Elisabeth, l'extrême déférence des deux femmes pour le Dauphin qu'elles plaçaient au plus haut bout de la table et qu'elles servaient en premier.
— Lavez-vous vu ? répliqua Ma rie- Antoinette.
— Non, répondit Hébert, mais toute la municipalité l'attestera l.
Il afûrma encore que des émissaires royalistes faisaient passer des correspondances à la reine et à sa belle-sœur dans des hardes et des souliers.
— Mais, dit Marie-Antoinette, les uns et les autres, avant do nous être livrés, étaient visités par les administrateurs de police \
La loi inexorable qui avait frappé Louis XVI, convaincu d'avoir appelé l'invasion étrangère, devait fatalement s'appesantir sur la tête de la reine. Ce motif ne pouvait-il suffire aux membres du tribunal révolutionnaire pour justifier leur arrêt, sans qu'ils eussent besoin d'invoquer cet odieux considérant :
« Qu'enfin la veuve Gapet, immorale sous tous les rapports et, nouvelle Agrippine, est si perverse et si familière avec le crime, qu'oubliant sa qualité de mère et de démarcation prescrite par les lois de la nature, elle n'a pas craint de se livrer avec Louis-Charles Capet,son fils, et de l'aveu de ce dernier, à des indécences dont l'idée et le nom seuls font frémir d'horreur. »
Comme bien on pense, le Père Duchesne exulta en apprenant cette condamnation.il invita ses lecteurs « à chasser les fausses poissardes s'apprêtant à crier grâce, quand la gue-