Viuattb. Causes secrète*, etc
Dttchesne n'a pas assez d'éloges pour son digne compère, l'accusateur public Fouquier-Tinville 4, qui n'a pas craint d'emprunter cette pénalité barbare au Gode criminel d'un autre âge. Hébert avait bien prédit à Desgenettes le sort réservé à l'oncle du jeune médecin.
C'est, chaque jour, une exécution nouvelle, à laquelle applaudit le Père Duchesne ou qu'il exige impérieusement. 11 se réjouit de la mort de Philippe-Égalité qu'il flétrit d'une épitbète immonde; et il invite le tribunal révolutionnaire à « faire passer promptement, sous le rasoir national, Bailly, Barnave... * » Nous l'avions déjà entendu réclamer pour l'ancien maire de Paris la parade ignominieuse du Gharapde-Mars. Un mois avant que le jugement ne l'ordonnât, Hébert la demandait officiellement dans une séance du Conseil général :
« Nous ne tenons pas Lafayette, disait-il, mais nous tenons Bailly. Un jour viendra peut-être où La Fayette nous sera rendu ; mais il faut, en attendant, que le trattre Bailly subisse le sort que méritent tous ceux qui ont trompé le peuple. Malheur aux juges qui ont osé dire qu'il n'existait pas de preuves contre lui ! Malheur à ceux qui oseraient invoquer l'amnistie publiée en 91!... Bailly, l'assassin de la Commune de Paris ! Il faut que le peuple crie vengeance contre lui et qu'il aille expier au Champ-de-Mars, où il a fait égorger un si grand nombre de citoyens, ses forfaits et ses crimes s. »
t. Le Père Duchesne, n« 305.