‹ Le Père Duchesne. Hébert et la commune de ParisChapitre 50 sur 165 · Feuille de Pa.rU · texte numérisé non relu

Feuille de Pa.rU

2. Courrier français, 28 octobre. — Chronique de Paris, 29 octobre.

dres gestes de la famille royale, étaient autorisés par un arrêté du Conseil général à refuser l'entrée de la Tour à la garde nationale. Soit qu'ils redoutassent les intelligences du dehors avec les prisonniers, soit qu'ils fussent obsédés par les sollicitations importunes de curiosités indiscrètes, ils se retranchaient derrière leurs instructions, pour interdire absolument à « la garde du Temple » de venir < s'assurer à la Tour si les détenus y étaient réellement ». Ces vaillants soldats s'indignèrent d'être privés d'une aussi agréable distraction; et le bruit ne tarda pas à se répandre dans les sections qu'un refus aussi obstiné et aussi offensant pour de braves patriotes n'avait d'autre but que de dissimuler l'évasion des prisonniers. La « fermentation » devint telle que les canonniers de la garde nationale interpellèrent brutalement le « commandant général ». Santerre, qui n'avait pas froid aux yeux et qui, maintenant, n'admettait plus que l'indiscipline militaire fût une vertu civique, « demanda aux citoyens soldats s'ils étaient commissaires de section, ou s'ils composaient en ce moment la force armée qui doit être obéissante ».

Mais les canonnière persistent dans leur résolution de « monter à la Tour ». Aussitôt Hébert, qui était de service, s'élance, comme un autre Camille Desmoulins, sur une cbaise et se met en devoir de haranguer les mutins. Cependant Santerre « était monté à la Tour » et en était redescendu pour « assurer ses frères d'armes qu'il avait vu tous les prisonniers ». Enfin, écrit le Journal de Paris, < après bien des pourparlers, le calme fut rétabli »; et, comme sanction d'un incident qui n'avait pas été sans inquiéter la Commune, < plusieurs sections promirent au général de faire punir les

Hébert profita de cette échauffourée pour mettre la Convention en demeure, et dans les termes les moins parlementaires, d'avoir à prendre une décision qui relèverait le Conseil général de son poste de vigilance et qui répondrait au programme du Père Duchesne. Il disait dans un de ces placards qui tapissaient les murs de Paris :

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