‹ Le Père Duchesne. Hébert et la commune de ParisChapitre 60 sur 165 · Dm Bbaucourt. T* 1, p. 177. — Cl&at, Journal, p · texte numérisé non relu

Dm Bbaucourt. T* 1, p. 177. — Cl&at, Journal, p

LE PÈRE DUCHBSNE

s'ouvrait, le soir même, à l'Hôtel de Ville. On vient de lire cette lettre de Louis XVI :

« Je prie MM. les commissaires de la Commune d'envoyer au Conseil général mes réclamations :

« l*Sur l'arrêté de jeudi qui ordonne que je ne serai perdu de vue, ni jour ni nuit; on doit sentir que, dans la position où je me trouve, il est pénible de ne pas pouvoir être seul et avoir la tranquillité nécessaire pour se recueillir et que la nuit on a besoin de repos ;

« 2* Sur l'arrêté qui m'interdit la faculté de voir mes conseils : un décret de l'Assemblée Nationale m'avait accordé de les voir librement, sans fixer de terme ; et je ne sacbe pas qu'il soit révoqué l. »

Aussitôt Hébert se lève et prend la parole. Il n'a pas oublié la séance de l'avant-veille,et fait observer que, Louis ayant écrit au Conseil avant de recevoir la notification de son < jugement définitif », sa lettre doit être considérée comme nulle et non avenue. D'ailleurs, il est d'autres communications qu'il appartient au Conseil de connaître :

€ J'étais au Temple, dit-il, quand le Conseil exécutif, pré* sidé par Garât, est venu signifier à Louis le jugement qui le condamne à mort. Là-dessus Louis a fait les réclamations suivantes : « Je demande un sursis de trois jours dans l'exécn- « tion de mon jugement, pour avoir le temps de m'y prépa- € rer ; je demande pour confesseur un prêtre irlandais, « demeurant rue du Colombier, et qu'il soit mis sous la sau- « vegarde de la loi ; je demande qu'il me soit permis de com- « muniquer avec ma famille ; enfin je demande qu'on prenne « soin de mes domestiques ; il n'est pas juste qu'ils soient < enveloppés dans mon malheur. » La première demande se trouve refusée par le décret de la Convention ; la seconde est accordée. On dit qu'un décret accorde la troisième. »

L'Assemblée ne voulut prendre de décision qu'après avoir consulté Garât. Celui-ci fit répondre que « toutes les demandes de Louis avaient été accordées, sauf celle du sursis* ».

Montjoie, un pseudo-historien, qui a mis en romans tou-

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