Buchbz et Roux. Histoire, etc. T. XXV, p
Duchesne; et Marat brochait sur le tout en rédigeant, avec lâcreté de sa verve dénonciatrice, le Publiciste de la Répubiique française, alors qu'un décret de la Convention avait interdit le cumul du mandat de député avec la profession de journaliste.
Mais, en réalité, c'était toujours la Commune, qui, sur l'invitation des sectionnaires, ou de sa propre initiative, prétendait faire la loi aux Girondins récalcitrants. C'était encore la Commune qui incitait les assemblées populaires à ces déniés tumultueux au sein de la Convention, défilés destinés à influencer les décisions des représentants de la France.
Les mauvaises nouvelles des armées, Pinsuccès des opérations contre les « brigands » vendéens, l'invasion de la Belgique par l'ennemi, l'entrée en campagne des Anglais alliés avec la Hollande, tout contribuait à exacerber la nervosité de la population parisienne. Le 8 mars, Pache élu maire, trois semaines auparavant, par 11.881 voix, annonçait au Conseil général qu'en conformité du décret de la Convention, il avait ordonné la fermeture des spectacles et fait battre le rappel, pour exhorter les citoyens « à courir aux secours des frères belges ». Le « drapeau de la patrie en danger avait été déployé à l'Hôtel de Ville et le « drapeau noir » sur les tours de Notre-Dame 1 ». Le lendemain, Chaumette était venu lire à te Convention l'arrêté de Pache adopté par la Commune ; et des corps francs avaient paradé dans la salle au milieu de l'enthousiasme général.
En même temps, aux Jacobins, dans la séance du 8 mars, présidée par Collot d'Herbois *, Hébert réclamait, avec non moins de succès, une loi excluant de toutes les fonctions militaires « les ci-devant partisans de La Fayette ». Il s'écriait :
« Un vil intrigant (Beurnonville) a succédé à un ministre vertueux (Pache) qui s'occupait sincèrement du bien public. L'intrigue domine au sein do la France, comme dans l'ancien gouvernement ; rien n'a changé, si ce n'est la situation du