La Société de» J&cobins, d'après M. Aulajid, t. V, p
peuple dont les malheurs vont toujours croissant. Il est temps de s'occuper du bonheur public ; il faut que le peuple, qui a fait la Révolution, jouisse des fruits de cette Révolution. Il est temps que les intrigants rentrent dans le néant ; il faut les exterminer. »
C'était le même refrain dans le Père Duchesne contre les généraux < qui font les jolis cœurs dans les coulisses de l'Opéra 1 », pendant que les volontaires se battent et sont battus aux frontières, pendant que des stipendiés de l'étranger excitent des troubles dans Paris.
En effet, une poignée de révolutionnaires d'avant-garde, venait de tenter un coup de main, qu'eût paru ignorer la Commune, après l avoir encouragé, si les Girondins n'avaient dénoncé le complot, dont la première manifestation était un appel à l'extermination des Conventionnels. Les plus compromis de ces enfants perdus de l'émeute, c'était Fournier l'Américain à qui l'opinion publique imputait les massacres de Versailles, c'était Varlet,ce tribun de carrefour qui circulait dans Paris, avec sa tribune volante, d'où il haranguait le peuple.
La Gironde accusant les Jacobins de € vouloir dominer par la terreur », l'Hôtel de Ville désavoua publiquement toute communauté de sentiment et d'action avec les factieux, qui, en présence de l'attitude de Santerre, s'étaient dispersés en traitant de scélérats — était-ce encore une comédie? — plusieurs membres de la Commune, Hébert entre autres '.
En tout cas, le même jour, Pache et Santerre s'étaient présentés à la Convention, pour lui annoncer, au nom du Conseil général, que celui-ci s'était constitué en permanence et que la majorité des sections lui avait envoyé des délégations attestant leur soumission à la loi.
A quelques jours de là, le ministre de la justice, Garât, abondait dans le sens de la Commune qui avait traité ce complot de quantité négligeable. Il rendait bon témoignage de Proly, Deffieux, Lazowski que la Gironde incriminait ;