‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 29 sur 71 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

M me HORSON, FRANCINE, GERVA1S.

gervais, sortant de la chambre à gauche.

Non, je ne puis rester davantage.

M“« HORSON.

Gervais!

FRANCINE

Gervais... qu’as-tu donc, mon garçon?

GERVAIS

La lecture de ces volontés... les dernières... de cet ami. que je n’entendrai plus... me prodiguer ses leçons, ses paroles si affectueuses... si tendres...

M“* HORSON.

Si affectueuses... si tendres?

GERVAIS

Oui, madame... Il m’aimait comme un père, le respectable, l’excellent ami que nous avous perdu... Atftsi j’ai éprouvé une émotion... ( Il s’assied.)

FRANCINE

Eh bien ! eh bien !... comme tu es pâle!

M m0 HORSON.

Il se trouve mal !

FRANCINE

Ah ! pauvre garçon ! ce col le gêne.

M me horson, présentant un flacon.

Respirez ceci !

francine, lut frappant dans la main.

Voyons, voyons, reviens à toi I

TERZETTINO.

FRANCINE

Réponds à la voix de ta bonne mère;

O mon cher enfant, rappelle tes sens!...

Et, pour apaiser ma douleur amère.

Qu’au moins ton regard dise : je t’entends.

A madame Horion.

Vous ne savez pas quelle peine extrême C’est de voir souffrir l’enfant que l’on aime !

M me horson, avec émotion.

Ohl oui, je le crois, c’est un mal bien grand,

Et dans ce moment, mon cœur vous comprend.

ENSEMBLE

FRANCINE

Réponds à la voix, etc.

’ M m ' HORION.

Entendez la voix d’une pauvre mère,

O mon cher enfant, rappelez vos sens !

Et pour apaiser sa douleur amère,

Qu’au moins an regard dise : je l’entends 1

Gervais a paru revenir à lui pendant cette repriee. gervais, aux deux femmes.

Merci de vos soins !

FRANCINE

Pouvais-je moins faire?

GERVAIS

Mais, madame?

M œe HORSOH.

Moi?

GERVAIS

Vous!... une étrangère.

M ro « HORSON.

Vous ne souffres plus?

GERVAIS

Non, ce n’était rien I

Tu te sens donc mieux ?

gervais, leur prenant la main à toutes deux.

Ab 1 tout à fait bien 1

ENSEMBLE

GERVAIS

Votre douce voix, 6 ma bonne mère,

A rendu, soudain, le calme à mes sens.

J’ai vu s’apaiser ma douleur amère,

Je ne souffre plus quand je vous entends !

FRANCINE

O bonheur ! la yoif de la pauvre mère,

A, de son enfant, ranimé !es sens.

Calme-toi, mon cœur! plus de peine amère,

D me voit, me parle, enfin je l’entends !

n mc HORSON.

O charme puissault la voix d’une mère

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