‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 36 sur 71 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

CORBIN

Vous voilà bien joyeuse, madame Gaillard !

FRANCINE

Comme toujours, monsieur... Chez nous toutle monde est satisfait, content... on s’aime bien, on se le dit, on se le prouve... le moyen d’être triste avec ça?

HOUSON.

Oh ! oh !

CORBIN

Eh! eh ! votre mari paraît un si brave homme?

Ça, c’est vrai !... un ange du bon Dieu I

Facile...

CORBIN

FRANCINE

Facile 1... comme ça... il a le cœur tendre, mais le bras dur... ne vous y fiez pas, monsieur le procureur.

HORSON.

Oh ! oh !

CORBIN

Eh ! eh ! avec vous pourtant, il montre une confiance aveugle.

FRANCINE

Il sait quç je la mérite... Quand il n’y a rien à voir on peut fermer les yeux... ça les repose... tant de vilaines choses les blessent en ce monde!

HORSON.

Oh ! oh !

CORBIN

Eh! eh ! avec une jolie femme comme vous...

HORSON.

Oh ! oh !

Eh bien ?

CORBIN

Eh ! eh 1

FIIANCINB.

Après?

CORBIN

Un mari court des risques.

FRANCINE

Avec une honnête femme, jamais!

HORSON.

Oh ! oh !

CORBIN

Eh ! eh !

francise , à part.

Ah çà, où en veulent-ils venir ?... celui-ci avec ses eh ! eh ! celui-là avec ses oh ! o/il... ils commencent à me taquiner... C’est bien à ce capitaine à se moquer des maris !

CORBIN, mystérieusement.

Enfin je suis sûr que vous ne lui dites pas tout à ce bon mari ?

Francine, impatientée.

Tout!... pourquoi non?... si, messieurs, je lui dis tout... tout ce qu’il doit savoir,

CORBIN

A la bonne heure !... c’est bien comme je l’entendais. [Ils se font des signes.) Ainsi vous ne lui avez pas dit tout sur vos relations avec le cousin de Mézeroy?

FRANCINE

Hein?... (Corbin et Borson se font des signes, Francine les surprend .)

CORBIN

Eh! eh!

HORSON.

Oh 1 oh !

francine, intriguée, hésitant.

Mais...

CORBIN

Sur ce petit Gervais... Eh ! eh !

FRANCINE, à part.

Gervais !

HORSON.

Oh ! oh !

FRANCINE, à part.

Le capitaine aurait-il des soupçons ?

CORBIN

Cet enfant trouvé... sous une feuille de chou... Eh ! eh !

IIORSON.

Oh ! oh !

francine, un peu troublée.

En vérité, messieurs, je no sais co que vous voulez dire, (A part. )Je n’irai, certes, pas trahir cette pauvre femme.

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