TINT LA VANITEUSE
Tiny ; je suis sûre qu'il parle, car il a Pair très-avisé. Elle avait à peine formulé mentalement cette pensée, qu'elle vit sortir des broussailles, à ses pieds, un petit cochon dinde le plus drôle du monde, qui trottait en reniflant et marchait avec beaucoup de précaution.
L'écureuil cessa de casser ses noix ; il en jeta plusieurs coquilles sur le cochon dKInde en l'appelant à haute voix : — Holà! hél ridicule petit être, où vastu? comment t'appelles-tu? et aussi, sans t'offenser, permets-moi de te demander avec une affectueuse sympathie ce qu'est devenue ta queue ? Le cochon d'Inde, fort interdit , regarda de tous côtés afin de découvrir où le questionneur si poli s'était caché ; à la fin, il aperçut Técureuil, et lui dit d'un ton fort humble :
— En vérité, mon très-cher monsieur, je ne me rappelle pas d'avoir jamais été importuné d'une queue.
m ut Bàjl£. GIGO&NK.
— Que vooIez-TOus. dira par là? dit réftnreuil lanr tànoU'y pui& il savto ài terre et viol legaidBE en bteê let coeboB surpris.
— Ce (|ue je veux dire, répliqua le cochon,. ^B^yli^
a'iatimîdâi BuUemeut;. je. veux dice que si j/airais^
comme vous , une longue et lourde brosse, je m'en
tPOUTeDaia excessivement ennuyé et incommedé; j'a-
jooterai méfme que jef la trouveraâst^ seloni ma maniàm
de' voir, tcès^dangereuse; car wmS| imbécile easfie-
noisettes, voua seriez bien plus à Tabri du danger, si
k< cause' de votre intolérable; amour-propre, vous
n'aigitiez pas sans cesu^ eeUe.queNie^ autouc de vocus,
inconvénient qui vous sigoftle;au.d2aœ6uq eè qui.es<^
je le répètJs> une grande calamité poos' vous^ Voufi
vivriez bien plHss Ibngtemqoes,. ai, voua» amez lat qoeua
plus courte. Ainsi donc, je vous souhaite hieiii' la
Bonjour et moins d'brgueil. Le cochoff dtqpiarut dans
la terre, et Técureuil retonniaid'to saut si» son adfepe
afin de s*y cacher.
Tin; voltigea plus loiot ; la subiiile. cépectfa dm cochiOtt, enaptiArence si stupide, Taiiaifl ferl amusée. Bientôt, un niagnifique papillon passa tout près d'elle,; il ralentit sa course à son aspect extcaiordinaire, et en conséquence vint se poser tout auprès de l'endroit où elle mit pied à terre.
— Bonjour, ma chère, dit-il poliment; sur monhonneur, tous m'avez d'abord tout à fait embarrassé« Je vous prenais pour un papillon de ma connaissance^ mais j'ai été promptement détrompé, en voyant comr bien vo& j[ambes sont grosses,, et comme en géi^al votre tournure est empêtrée; toutefois, malgré, ces disgracieuses imperfections , je suisi content de vou& voir ; ainsi doxic,. causons^ mais prenez garde de mur* cher sur moi avec vos gros pieds.
Tln;^ rien mcdns que flattée de cette, impertinente invitation, allait répoadre lorsqu'un escargot se traîna sur le lieu de la scène.
— Giell s'écria le papillon, voici une horrible cbosel
Pauvre créature I quelle destinée ! ramper éternellement sur la terre, en portant sur son dos cette affreuse coquille 1
— Qui plaignez-Vous de la sorte, petit badin? dit Tescargot. Est-ce à tous à insulter un individu de ma sorte , parce que vous avez sur le dos une couverture aux couleurs éclatantes ; mais vous n'étiez hier qu'un misérable objet informe, infiniment plus laid que quoi que ce soil dont je puisse me souvenir en ce moment. Vous qui avez une si courte vie, assez longue, du reste pour un être inutile, vous osez parler de pitié ! vous, un paria, sans logis que vous puissiez appeler le vôtre, puisque vous demeurez çà et là, et n'importe où, vous osez même adresser la parole à un propriétaire comme moi, qui porte sa maison partout avec lui? Allez, allez, continuez vos larcins chez lés fleurs qui sont assez imprévoyantes pour
vous accueillir !
— Vile créature, répliqua le papillon, je souillerais