TINT LA YAKITEOSE SOI
tout j'ai de la probiCô, tandis que lui, qui déshonore son titre de roi, est un pillard et un voleur; un oi-
seau de proie sans remords, qui se souille de sang innocent, et prend plaisir à commettre toutes sortes de cruautés.
-f— Oses-tu dire cela, oiseau plus poisson qu'oiseau, hurla l'aigle, qui fit un prodigieux effort pour saisir le pingouin entre ses griffes. Mais le pingouin, qui connaissait son caractère vindicatif, chercha un refuge sous les vagues de la mer; l'aigle se soutint audessus de l'eau, décrivant ^e larges cercles, dans l'espoir de parvenir à assouvir sa vengeance; mais le pingouin ne parut pas, et l'aigle furieux, se vit obligé de retourner chez] lui sans avoir puni l'insulte qui, selon lui, portait atteinte à sa dignité royale.
Tiny frémissait en entendant les cris de l'aigle impérieux ; elle s'enfuit et vola au loin, jusqu'à ce qu'elle pût prendre terre dans une ravissante vallée fleurie, où ses yeux furent charmés par des myriades de
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fleui» qm embaumaienit Faic auâmr d'elle, Uft nm^goifiqne lis* odoidféirant pc»:tait bieD haait au-^essiifi de sa tète* son* eoiraeli de Beige et stm calke doré^ die c€»ïtemplait avec admiration sa foriae gracieuae> ei son port de reine. En s'approdiant davantage, elle aperçue de hrâlfliites< gouUe& d'ieau que distillaient ses feuilles, et qui scintillaient comBi^c des joyaux avisant de* tomber*
— Pelkt enfant,, dit le lis d'un ton; fier et hautain, approche; jet ne suis poiïit timide, je siais népcmE être admiré : il est dans ma destinée de faire les déli^esi de tous eepr qui mie eontempleat*.
Tiny s'aj^rochai, et elle essaya avec beaucoup de timidité de: savourer la parfum. de la fleur superbe; mais elle se retira vivemeM, car elle ne sentit qa'tuwc odtfur acre et désagréable, doxit elle ne put se débarrasser qufà l'aide deiquehpieffviolettes qu'elle eueOUt h, se» piedis».
— Kerci^ chère enfanty dirent^ k» violette», de
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noue aivoiv mises dass votne seio, saos que nous ayons eu besoin de chanter nous-mêmes nos louaor ges. Qu'il ea soit toujours ainsi avec vous* Ne méprisez jamais les humbles^ lorsque vous êtes en compagnie des grands et des hautains. Regardez Biien ce lis imposant, son extérieur attire notre afcattention et nos égards, mais il ne possède aucune qualité réelle qui puisse rendre durable la première impression. On Tévite dès qu'on le connaît de près.
Ces diamants étihcelants, qui pendent après ses feuilles comme autant d^ gouttes de rosée, ne sont, en réalité, que les pleurs qu'il verse sur sa complète indignité. Une grande apparence, san» valeur réelle, est un don inutile, impuissant à procurer Testime ou à assurer le bonheur. Tiny pressa He& viotetle^sur son cœur pour les remercier de leur douce* leçiMiv ^ continua sa route, qui h, conduisit dans uh^ jardin admirablement cuilivé^, où un tirès-bem elMl se fé^
créait à Taise, accroupi sur une terrasse au bord d'une allée.
— Matou I matou ! dit Tiny, qui s'approcha de la jolie bête endormie, bonjour !
— Oh ! bonjimr, comment vous portez-vous? répliqua le chat; en vérité, je ne vous voyais pas, car j'étais à moitié assoupi, ayant veillé une partie de la nuit à une soirée de souris.
— Vraiment ! dit Tiny ; était-ce amusant?
— Pour moi, oui, dit le chat malicieusement en clignant de l'œil légèrement, mais pas pour elles.
— Ah ! je comprends ! fit Tiny ; oh I matou, matou I
— M'avez-vous appelé? dit un jeune lièvre fort éveillé, qui se montra soudain sous les larges feuilles d'une plante.
— Vous I dit le chat en lui jetant un regard méprisant ; vous, matou I
— Oui, on m'appelle matou dans les cercles les plus distingués, répondit sèchement le lièvre. >