Actes de l'Assemblée
tique, rue Barbct-flo-Jouy, 34. « Il paraît content, écrivait le P. de Valroger, et il considère sa position par le meilleur côté et il est en veine d'écrire de belles méditations sur l'Évangile 1. »
Un mot, qu'il envoyait à l'un de ses amis, témoigne de la paix et du calme qui se faisaient dans son âme après les tiraillements pénibles des derniers temps : « Ma vie traverse une crise extérieure. La crise semble se résoudre en bonne part par un progrès de l'Oratoire, auquel je me rattache de cœur. Si le progrès subsiste, ma \ie n'est pas brisée. »
Et un peu après (6 septembre 1861) : « Si l'on vous dit que je ne suis plus de l'Oratoire, n'en croyez rien. Je ne suis plus du gouvernement, c'est vrai : il y a trois ans que je n'en suis plus. Mais l'union des cœurs, toujours entière, s'est encore resserrée par une récente assemblée générale, où Ton m'a comblé d'un doux honneur en me votant, à l'unanimité, « un témoignage public d'affection et de reconnaissance pour les services rendus ». Les détails de cette séance étaient pour moi profondément touchants'. »
En octobre 1866, un compagnon vint le rejoindre dans sa solitude, le P. Charles Perraud. La sympathie, l'attrait du cœur plutôt que la communion des idées rapprochaient ces deux âmes. Ce n'était pas un collaborateur pour le P. Gratry ; c'était un commensal et un ami, qui resta fidèle jusqu'à la fin. Du reste, le lien n'était nullement rompu avec la Communauté. Le P. Gratry y venait aux fêtes, et ses disciples, le P. Adolphe Perraud en particulier, allaient souvent le %'isiter.
Nous verrons, plus tard comment ce lien parut difficile à maintenir à la suite des allaircs delà Ligue de la Paix; et comment, après les polémiques retentissantes relatives à l'infaillibilité pontificale, il fut brusquement et définitivement tranché en 1870.