‹ Le pere Gratry, 1805-1872Chapitre 112 sur 263 · Voir note, pièces justiOcalives, p · texte numérisé non relu

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pas prévue à produire une belle moisson Ses efforts et ses sacrifices n'ont pas été inutiles : car, rien ne se perd ici-bas, ni une goutte de sueur, ni une goutte de sang, ni une goutte de rosée. Sans doute, il n'est pas donné ù l'homme de faire tout le bien qu'il espère ; mais, quand un homme est ce que Dieu veut, sa vie est toujours féconde et donne tôt ou tard son fruit.

Outre cette impulsion vers la science chrétienne, le véritable fruit de la vie du P. Gratry,ce sont ses admirables ouvrages de philosophie et de morale sociale. Le moment est venu de les étudier et d'exposer les grandes idées qui y brillent çà et là et qu'on ne saurait mieux comparer qu'à des étoiles dans un firmament. Ces idées, trop oubliées aujourd'hui, ont remué, échauffé, enthousiasmé bien des cœurs, de 1851- à 1870. Les tirer de l'ombre et les remettre en lumière, c'est rendre un signalé service à la génération présente : car elles contribueront à l'éclairer, elle aussi, et peut-être à la réveiller de l'égoïsme où elle s'endort, à la soulever vers les hauteurs religieuses et morales. C'est aussi honorer la mémoire de l'écrivain de la manière qui lui con^'ient le mieux. Car il n'a jamais eu d'autre mobile dans ses travaux que de guérir l'esprit humain, de rendre les hommes meilleurs et de les transformer pour les sauver.

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